Le 03 Mai est une journée exceptionnelle pour la Presse. La liberté de la profession du journaliste est sacrée, et il est important de mettre en cause toutes formes de pression envers les professionnels dans le respect de l’objectivité, pour une presse libre et engagée pour le développement. Cette liberté est le garant de la Démocratie. A Madagascar, tout a été chamboulé, avec l’attitude des patrons de presse qui se sont alliés au Grand dirigeant, ne respectant plus l’éthique et la déontologie. D’où une division extrême d’une presse étatique et celle de l’opposition. Il est tout à fait normal que l’argent y est pour quelque chose dans toute position, ce qui déforme les réalités, induisant la population dans une erreur de compréhension grave. Or, notre lecteur a le droit d’être informé des vérités, sans état d’âme, dans la neutralité. Les journalistes ne doivent pas être les servants du Grand dirigeant, car c’est contraire aux fondamentaux de l’éthique journalistique. L’objectivité est de mise. Les journalistes offrent les infos, la population les analyse selon leur goût et prend position en toute liberté, sans contrainte. L’OJM devrait agir dans ce sens pour que la presse à Madagascar ait sa place d’honneur dans une société en mutation. Mais pas de position « amoureuse » avec le pouvoir. En tout cas, le Grand dirigeant a sa presse et ses favoris. La dame Telma qui est à la tête de la Com n’a pas opté pour une démocratisation de la presse dirigeante, comme toujours. Tant pis ! La presse n’a plus son syndicat, dommage, Rolly, l’initiateur de l’idée, est encore incarcéré !
D’autre part, le syndicalisme renaît de ses cendres. Pour le 1er Mai, la fête du Travail a été marquée par une mobilisation des syndicalistes dans une ambiance de liberté. C’est un point positif, dans la mesure où les forces répressives n’ont pas réagi. C’est une réponse au discours du Grand dirigeant, qui a annoncé, dans le même contexte de la journée du 1er Mai, l’augmentation des salaires des travailleurs. Cette-fois, les syndicats ont durci le ton pour une meilleure condition de vie. Les patrons et les chefs d’entreprise vont-ils réagir aux doléances ? Dans le secteur privé, la plupart d’eux sont maintenant des étrangers, Karana, Français et chinois, donc, difficiles à négocier, car ce sont des profiteurs sur tous les points. Puis, les négociations sur les pensions de retraite du secteur privé ont été évoquées. Que va décider le Grand dirigeant ?


