Beaucoup ne savait pas que Maputo siégeait à Antanimora. C’est une maison « spéciale » pour les riches détenus qui offrent beaucoup d’argent aux pénitenciers, étant donné que les conditions sont plus favorables que les autres lieux. Une prison centrale pouvant contenir 800 détenus. Ils sont plus de 5000 en ce moment. Pour fermer Maputo, l’autorité a choisi les journalistes, ceux qui sont sous ses ordres dans l’exercice du métier et ceux qui sont soumis aux ordres du Roi. Pourquoi ? Mystère !
Ce qui démontre que les conditions carcérales ne respectent pas les droits humains à Madagascar. Dans les autres pays, beaucoup de désespérés choisissent la prison pour y vivre, là où il n’y ait pas de charges à honorer, mais avoir l’essentiel, même la TV. Maputo est ce genre de maison pour les « aisés », mais pas pour les 70 ans et plus. C’est fermé en ce moment. En fait, ce n’est pas l’autorité qui a gagné les écolages mais les pénitenciers. L’inverse devrait se faire. Force est de constater que les prisons font vivre les responsables carcérales où tout est payant, même pour ceux qui emmènent le repas à Antanimora. Les familles des incarcérés sont toutes en difficultés financières pour subvenir aux besoins.
Des femmes se trouvent enceintes en prison. Leur nombre est incroyable. C’est-à-dire qu’elles ont le droit de sortir pour voir leurs maris. Des bébés naissent et grandissent en prison avec des pères inconnus. Est-ce qu’ils ont un acte de naissance ? Des associations veulent instruire les adolescents en prison, mais ça n »existe plus à Antanimora, car il n’y a plus de place pour une salle de classe.
Si le Roi veut emprisonner tout la population qui le déteste, il devrait construire un grand complexe carcéral, voire un village moderne, à des normes humaines, avec eau et électricité, équipé de lits dans toutes les villes pour faire disparaître l’antre de « gagazo ». Antanimora a été construite durant l’ère colonialiste, pour les prisonniers politiques. Des réformes s’imposent.


