Après la vanille, le litchi rentre en scène cette année, avec un aspect d’escarmouche. Ces produits d’exportation ne s’arrêtent pas de faire du bruit, faisant l’objet de polémique amère. La raison est simple : Crésus veut tout avoir. L’année dernière, cette personnalité a été déjà citée au centre des malversations douteuses dans l’exportation de litchi. Cette-fois, le nabab a trouvé d’autres moyens en envoyant les fruits à exporter par l’intermédiaire d’une société bidon à l’île Maurice. Ce qui a entraîné un tollé général.
Transparency International MG crie au scandale : « Sauvez les producteurs locaux de litchi ! » L’appel est passé dans les oreilles d’un sourd, car les exportateurs du GEL sont forcés à se regrouper autour de Crésus, le Grand Maître de l’exportation des produits de Madagascar, comme la vanille et les pierres précieuses. Le Grand dirigeant est derrière les opérations, mais ne s’implique pas trop en public. Tout se fait en coulisse, loin des élus locaux et des hauts responsables. Seule Dame Poupée des Finances et de l’Économie agit, mais en cachette.
Le litchi nourrit des familles sur la Côte Est du pays. Les producteurs sont soumis aux conditions difficiles proposées par le GEL, et n’arrivent plus à survivre. Nous avons toujours évoqué l’importance des coopératives, mais personne ne s’est intéressée. Auparavant, il y avait des associations comme l’AVSF (Agriculteurs et Vétérinaires Sans frontières) qui a mis en place des organisations paysannes afin d’éviter l’appauvrissement des familles producteurs. Les coopératives avaient leur force et leur pouvoir pour l’équitabilité, comme leitmotiv. La vanille aussi a connu ses coopératives dans le temps. Mais les éléphants blancs sont entrés en scène pour tout rafler et tout gagner, laissant mourir petit à petit les paysans-producteurs.
Crésus s’est déjà expliqué à ce sujet dans une émission-bidon sur les chaînes télévisées, mais voilà que les problèmes apparaissent avec cette fausse-vraie société mauricienne qui va exporter notre litchi sur les marchés européens. N’abusez pas votre pouvoir sur les pauvres producteurs et pratiquez le commerce équitable pour éviter les conflits.


