L’histoire se répète. La presse locale, de notre temps, a déjà connu des problèmes sur des vérités constatées, lors des déplacements dans le Sud. Voir l’Express de Madagascar : « Le Kere n’existe pas dans le Sud ». Il fallait revenir sur les lieux, obligatoirement, avec le ministre de la Population pour réécrire les évènements, et nous avons évité le lynchage opté par les responsables régionaux. Une situation grave dans le rôle du journalisme à Madagascar.
Si le « kere » est un terme injurieux pour la population du Sud, c’est un terme politique. Pour donner notre avis sur cette situation, c’est une carence de la communication émanant du Grand dirigeant. En fait, personne n’est au courant de leur initiative et de leur programme. Leur presse team est sélective de peur de contredire leurs idées. Et la conséquence de ce manque d’objectivité est grave.
En réalité, la presse internationale à Madagascar dont G. Borgia en fait partie, a voulu alerter l’opinion d’un fait émanant des organismes internationaux travaillant dans cette région. Peut-être pour contrer l’Initiative Emergence du Grand dirigeant lancée dernièrement à Tolagnaro. Qui sait ? D’ailleurs, c’est un discours politique, rien de plus.
Il reste à savoir quelles seraient les réactions après cette diffusion télévisée à travers le monde. Mais toujours est-il que cette population est vouée à subir la honte de ce « kere » politique. Il est sûr que tout le système onusien et tout le gouvernement vont se mobiliser vers le Sud pour atténuer les dires de la journaliste. Mais sachez, Mesdames et Messieurs, qui l’initiative est vaine. C’est le sort de cette population qui a choisi d’être comme tel. C’est l’histoire durant la période coloniale qui a donné cette fatalité. Le « Sadiavahe » est encore vivant. C’est encore la France. Le Sud est devenu un cimetière de projets depuis le retour de l’Indépendance. La population ne bronche pas, elle subit. « La vie sur terre n’est qu’un passage vers l’Au-delà, l’objectif principal. » Une philosophie du refus de développement, suite au choc colonial.


