Si les étudiants se manifestent, c’est qu’ils ne sont pas satisfaits des paiements de leurs bourses d’études. Si les ECD font la grève, c’est que leurs situations ne sont plus tolérables. Si la population brûle les forêts, c’est qu’elle a de la répugnance aux dirigeants. Si l’insécurité s’aggrave de jour en jour, c’est un signe de pauvreté. Si les gens mangent du cuir, c’est qu’il n’y a plus à croquer. Et si les carburants sont en hausse, les prix des denrées vont augmenter…
Tout cela est un signe que rien ne va plus. Le pays sombre dans une pauvreté totale. L’horizon de l’émergence tant annoncée, s’assombrit. Or, nous venons de démontrer, avec faste, la force de l’Armée, il y a quelques jours. De la contradiction en contestation, les élus travaillent et lèvent les bras à l’unanimité, ignorant les réalités que vivent leurs électeurs. Ces derniers, écœurés, sont à l’agonie, attendant leur fin dans une ambiance de froid et d’horreur de la vie. Que nous réserve le lendemain ? Rien !
Les discours prometteurs du Grand dirigeant ne sont plus écoutés, car c’est la même rengaine depuis le début de son règne dictatorial. L’opposition de Ravalomanana est matée jusqu’au fond des abîmes pour mettre en place un pouvoir absolu, sans limite, où toutes les institutions sont entre ses mains. Les arrestations sont multiples et inattendues, et la corruption gagne du terrain.
Mais, quelques bonnes actions sont en cours au niveau de l’Environnement. Mais, ce serait peine perdue étant donné que la population ne vit plus et ne pourrait plus suivre l’amélioration de leur environnement. Elle est pressée par la pauvreté et contrainte de brûler les forêts, en guise de mécontentement. Les feux en sont les signes de ce dégoût envers les dirigeants.
La population n’est pas concernée par la hausse des carburants, mais par les conséquences. Les prix au marché des produits de première nécessité flambent et le pouvoir d’achat est faible. La faim mine les familles dans une ambiance de menace aux diverses maladies et pandémies. La fin est proche pour les vulnérables. L’écœurement à l’endroit des dirigeants et élus locaux est extrême !


