La gifle !

105 députés au départ signent une pétition pour une motion de censure à l’endroit du gouvernement. D’autres suivront leur route pour que le Premier ministre Christian Ntsay quitte le bateau avec son équipe. Les doléances sont les mêmes, englobées dans les erreurs de la gouvernance. Enfin ! Les élus du peuple ont réagi, un peu en retard, dans la logique du temps, mais ils ont décidé. On parle de distribution d’argent de la part des « inconnus », mais on connaîtra plus tard cette histoire.

Les évènements qui se suivaient depuis présageaient cet évènement. Les courses au lancement des grands travaux, entre autres, l’autoroute de l’Est, les promesses « propagandistes » ne font qu’aggraver la pauvreté du pays où le gouvernement n’a plus sa place d’exécutant. La situation catastrophique de l’économie où la population est à l’agonie a fait venir les bailleurs de fonds comme la Banque mondiale et le FIDA : « Il faut changer ! » C’est pourquoi, le Grand dirigeant a incité la motion de censure, dont personne d’autre ne peut la déclencher. C’est une des diversions politiques pour cacher les maux. On essaie de brouiller le paysage politique.

Mais l’enjeu est ailleurs. C’est la réélection du Grand dirigeant au pouvoir en 2023. C’est un grand coup qui se prépare, et les troubles facilitent les actions malsaines pour avoir les mains libres. Auparavant, on chuchotait le remplacement du Président du Sénat. Ce serait fait, mais on crée d’abord les scissions et les troubles. On ne paie pas les salaires des employés du Parlement dont l’Assemblée nationale. Le PM constate des dépenses douteuses à Tsimbazaza. Les troubles commencent et les manifestations des sortants de l’ENS persistent. Ntsay va partir et Dame Pilier du Gouvernement serait PM ? La gifle ! L’attention populaire est à Tsimbazaza. Le temps d’oublier les problèmes de la Jirama et les prix du PPN. Entretemps, l’or s’envole par les vols de Airlines pour préparer les prochaines présidentielles.

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