Nous n’allons pas sortir de cette insécurité tant qu’on ne saura pas qui alimente les armes aux bandits. Car c’est la seule solution pour résoudre ce problème. Il faut savoir exactement d’où viennent les armes des « malaso » ? L’armée, c’est-à-dire les forces de l’ordre sont à l’origine du désordre, étant donné que les civils n’ont pas cette faculté de posséder des armes à feu.
Il y a plusieurs possibilités. D’abord, des officiers véreux font louer leurs artilleries à des anciens militaires, déserteurs ou à des prisonniers en fuite ou en liberté nocturne. Puis, le second schéma est l’existence d’une fuite dans des garnisons où des armements ne sont plus enregistrés et portés disparus, mais vendus à des malfaiteurs. Et le plus grave, c’est la location pour un gradé d’avoir un peu d’argent de côté.
Nous avons toujours lancé l’alerte dans nos éditoriaux sur l’origine des armes des « malaso » mais le Grand dirigeant a daigné ne pas répondre, ni soulever les problèmes. Et voilà qu’une mobilisation générale est lancée. Mais tant que les généraux et les gradés ne sont pas concernés dans une grande réunion de sensibilisation, point de résultat.
Le problème important est aussi d’éradiquer la faim et la pauvreté. Ces maux minent le pays depuis longtemps, et le manque de travail, peut-être dû au Covid, ou autres raisons, marquent profondément la vie de la population. Les riches n’ont pas ce problème, ils sont dans la corruption et auront d’autres corrections si les institutions concernées y mettent la main. Force est de comprendre que l’insécurité nuit au développement.
Les vols, viols et crimes sont des signes sociaux que rien ne va plus au pays. La société n’est plus aux normes viables et le Grand dirigeant devrait prendre en main la situation, étant champion de tout, faiseur de sous et aimé du peuple. Chassez les militaires qui vendent des armes Monsieur le Grand dirigeant et vous verrez, il y aurait un changement en matière d’insécurité.


