Les travaux d’intérêt général ne sont-ils pas suffisamment dissuasifs ? Faut-il chercher d’autres moyens plus efficaces pour contraindre tout le monde à porter un masque de protection ? La question se pose quand on voit certaines scènes de la vie courante où les moindres mesures sanitaires les plus élémentaires ne sont pas respectées (port de masque, distanciation sociale…).
Le phénomène est surtout remarquable au niveau des nombreuses gargotes que l’on trouve dans tous les coins de rue de la Capitale. On s’y agglutine par dizaine pour casser la croûte sans masque (c’est l’évidence même car on y mange et boit), épaule contre épaule… Ce ne sont pas les seuls endroits où l’on assiste à des scènes identiques. Et le risque qu’ils deviennent des foyers de propagation du virus est grand.
Faut-il alors s’étonner qu’il sera difficile de vaincre le coronavirus dans ces conditions ? Bien évidemment, on ne pourra pas décider de fermer toutes les gargotes. C’est inconcevable. Mais comment faire comprendre aux gens qu’il est de l’intérêt de tous que ces règles sanitaires soient respectées ?
Bien sûr, il y a des individus qui sciemment ne portent pas de masque juste pour défier les autorités. Pour eux, c’est juste un jeu, comme jouer au chat et à la souris. Ceux-là, ils méritent d’être fortement sanctionnés. Mais on peut également croire que beaucoup de Malgaches ne sont pas encore conscients du danger que représente le coronavirus malgré toute la communication qui est faite sur le sujet avec tous les supports médiatiques possibles et inimaginables.
Et le problème, c’est que le comportement irresponsable de quelques inconscients ou indisciplinés qui risque de maintenir le confinement (même partiel), considéré à juste titre par la population comme étant une véritable punition. De ce point de vue, qu’il s’agisse des indisciplinés ou des inconscients, leur point commun est le manque de civisme.

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

