Illicites !

Les constructions et les habitations construites au bord du Marais Masay et à Ankorondrano et qui empêchent facilement l’écoulement des eaux sont toutes illicites. La corruption a frappé fort pour les projets d’amélioration des canaux d’évacuation des eaux dans la capitale. C’est une triste réalité ! Et on comprend vite les causes des inondations dans les bas-quartiers.

La Mairie a toujours entrepris des travaux systématiques pour le curage des canaux, mais les résultats n’étaient pas satisfaisants étant donné que les travailleurs étaient payés au système communautaire par des entreprises non performantes. Si le curage consistait vraiment par dégager en profondeur les canaux, il n’y aurait pas des dégâts. Les constructions illicites ont aggravé la situation actuelle. D’ailleurs, c’est la Mairie elle-même qui a donné l’autorisation de construire, dont les autres entités, à l’exemple de l’Apipa, l’affirment.

Ces canaux d’évacuation servent, également, de bacs à ordures et de WC publics. Les habitants ne cherchent pas loin pour leurs besoins. Les chefs Fokontany demeurent immobiles devant cette situation où l’éducation populaire prend sa place. D’ailleurs, le civisme n’est plus au programme des Fokontany, c’est fini ? D’autant plus qu’ils ne sont pas rémunérés, mais perçoivent des indemnités de misère. Les populations n’ont pas compris les objectifs de développement et vivent tant qu’elles peuvent.

Il est temps également de vérifier les très anciennes habitations qui présentent des dangers imminents encore occupées par des familles. La politique de logement prônée par le Grand dirigeant tarde à venir après 3 années de pouvoir. Il paraît que les attributions de nouveaux logements sont déjà affectées aux fonctionnaires « orange », et « c’est la Présidence qui prend en main la distribution » selon un responsable lors d’une exposition sur l’Habitat à Tanjombato. Comment voulez-vous que les pauvres gens peuvent acquérir un logement dans ce système dictatorial ?

Quoi qu’il en soit, rien ne va plus dans les évacuations des eaux dans la capitale. Les bas-quartiers sont inondés complètement et les maisons tombent petit à petit avec les pluies incessantes. C’est encore un signe de la pauvreté.

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