Hélas !

C’est la première fois, depuis son Indépendance, que Madagascar et sa population subissent la souffrance et les douleurs dues à une mauvaise gouvernance. L’actuel élu du Peuple, citoyen français n’a pu rien faire face à la chute vertigineuse de l’économie du pays, avec une inflation galopante et la dépréciation de sa monnaie, l’Ariary. L’économie est entre les mains des étrangers, Karana, Chinois et Français exploitant le pays de fond en comble, accaparant les terres et agissent comme des rois en pays conquis. Hélas ! La population affamée et faible, ne vit plus et suffoque petit à petit, laissant les élus faire ce qu’ils veulent. C’est la survie ! L’exploitation humaine est à son apogée, comme au temps de l’esclavage.

Madagascar perd ses richesses naturelles, son Histoire et ses valeurs culturelles. L’élu du Peuple, citoyen français n’a jamais pu relever cette situation par manque de patriotisme, un « français » naturalisé, aveuglé par un pouvoir despotique et autoritaire. Avec son compère Crésus, leurs avoirs ne sont plus comptés. Les deux règnent en complicité avec les exploitants étrangers.

Pour garder cette suprématie, la politique est entre leurs mains. La HCC et la Justice sont sous leurs ordres. Les formations opposantes, qui recherchent une autre voie de libération, ne peuvent rien. À la moindre contestation, c’est la prison. Beaucoup sont encore enfermés, dont la plupart des journalistes. Jamais ils ne retrouvent leur liberté…

Et le pays va élire ses députés. C’est toute une pagaille de mouvements de têtes, dont la plupart sont désintéressés par le développement, mais vers les sous des riches. Parce que l’élu du peuple a l’habitude d’acheter des « gens » pour son parti politique à l’effigie de son nom. Une grande première dans le monde. Et tout compte fait, rien ne serait fait. Les hommes du pouvoir ne feront que suivre les ordres, et ce serait un éternel recommencement vers la pauvreté. Jusqu’à quand ? Didier Ratsiraka, avant sa mort, disait : « Réveillez-moi, quand le pays se développe ». Hélas !

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