Gestion de sortie de crise : pourquoi pas le bois de rose ?

On sait que cette crise inattendue qui frappe presque tous les pays du monde entier engendre une autre crise à laquelle les dirigeants vont devoir faire face ! Mais le commun des mortels se demande, étant au courant de l’existence de bois de rose saisi et qui est stocké quelque part, quelle est vraiment la raison qui empêche « Madagascar » de vendre un bien qui lui appartient ?!

En fait, c’est l’adhésion de notre pays à la CITES ou Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction qui nous interdit de procéder à la vente de ces bois précieux . Mais en ces temps de crise où tout le monde commence à ne plus supporter l’impact, le simple citoyen se pose des questions et les méninges tournent et arrivent à des conclusions plus ou moins inattendues.

Est-ce que l’enjeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Quelle est la raison qui nous empêche de quitter cette organisation si la population est vraiment dans la nécessité, voire « dans la merde », car c’est quand même inadmissible pour le simple et les simplets d’admettre qu’ils possèdent ces « biens précieux » qui valent quand même des milliards, de vivre dans la misère et la famine. Evidemment, pour eux, ces biens déjà saisis appartiennent désormais à l’Etat malagasy, donc au peuple malagasy, et c’est bien compréhensible « qu’ils n’arrivent pas à comprendre ! »

Le 1er décembre, après 5 jours de réunion du comité permanent à Genève, la CITES rejeta le plan en raison du manque de progrès de la part du gouvernement à empêcher la crise du bois de rose et de son incapacité à vérifier un nombre suffisant de stocks. L’exploitation illégale du bois de rose et d’autres bois précieux fut à son maximum dans les forêts tropicales du Nord-Est de Madagascar, notamment dans les parcs nationaux, suite au coup d’État de 2009. La coupe de bois a depuis décliné mais l’avenir des stocks de bois est resté en suspens.

Le gouvernement de Madagascar ne contrôle qu’une petite partie des stocks. La majorité du bois de rose couvert par le plan de gestion est stocké dans les stocks « déclarés », aux mains de négociants en bois et n’a jamais été totalement compté ni vérifié. La plupart des observateurs considèrent que les barons du bois ont sur-déclaré le nombre de troncs dans leurs stocks pour continuer à en ajouter, et pour en faire des chambres de compensation pour faciliter de nouvelles coupes de bois illégales.

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