Les dépressions tropicales ou les cyclones commençant par la lettre « G » sont des destructeurs qui laissent des souvenirs catastrophiques pour le pays. En ce moment Gezani, déjà une dizaine de morts et des dégâts considérables dans plusieurs régions dont Toamasina. D’habitude, les « G » frappent vers le mois de février, et il n’y a pas de hasard. Geralda a menacé le 30 janvier 1994 jusqu’au 5 février détruisant 40.000 habitations et faisant 356.000 sinistrés, 231 morts. Puis, il y avait Gafilo en février 2004, 363 morts et 200.000 sans-abris avec des dégâts importants évalués à 250 millions de dollars. En février 2012, il y eût Giovanna avec 33 morts, 250.000 sinistrés, deux villages rayés de la carte.
Gezani sortirait ce soir vers le Canal de Mozambique, mais sa trajectoire n’est pas sûre dans la mesure que les dépressions tropicales s’affaiblissent et prennent force en mer et reviennent brusquement. Il y avait plusieurs cas de cette situation. Les autres lettres à part les « G » ont laissé des traces durant leur passage à Madagascar faisant des ravages sur les infrastructures et la vie des populations.
Cette fois-ci, le PRRM était sur place à Toamasina pour voir de visu l’impact d’une dépression tropicale. C’est une première car aucun président de la République n’a assisté l’entrée d’un cyclone sur les côtes malgaches. Le Colonel a vu Gezani. Il reste à savoir quelles seraient les dispositions à prendre face à cette catastrophe naturelle dont les dégâts seraient probablement considérables. C’est tous les ans, les habitations, les écoles et les bureaux s’écroulent, les terres arables comme les rizières et autres plantations sont inondées, les routes abimées… C’est le chaos ! Des mesures importantes et durables seraient à prendre pour, au moins, minimiser les coûts des dégâts. Une situation difficile à dominer. « G » comme Grave !


