Diktat !

Désordre au sein de l’Ordre des Journalistes de Madagascar. Le pouvoir veut mettre sa main sur l’organisation de cette institution journalistique et appliquer le diktat dans l’élection de son président. Le Grand dirigeant, par l’intermédiaire de la Ministre de la Communication veut tenir en main la presse à Madagascar. Oui ! Museler la presse est le début d’un pouvoir dictatorial sans répit. Le Grand dirigeant n’aime pas qu’on informe le public des vérités absolues de la mauvaise gouvernance, de la corruption et des malversations diverses, les détournements et autres méfaits au sein du gouvernement, dont les trafics en tous genres. Le public n’a pas le droit de connaître le mauvais comportement des ministres et leurs « bêtises »

Or le Pandora papers vient de révéler au monde entier le nouveau système des paradis fiscaux pour les chefs d’Etat et riches personnalités dans le monde. C’est le travail des journalistes d’investigation. Une grosse somme est annoncée de l’ordre de 11,3 milliards de dollars investie dans des lieux comme Dubaï ou autres. Le système est complexe et bien tenu en secret pour qu’on n’arrive pas à divulguer les noms avec les sociétés-écran. Mais beaucoup de chefs d’Etat et hommes d’affaires africains sont impliqués. On verra la suite, à Dubaï…

A Madagascar, l’ouverture des frontières a été inaugurée par les vaches laitières venues de France. Elles sont en quarantaine. Ce sont les premiers touristes qui verront les crises du pays. « Omby mijery florà » Elles verront les crises des universités, les grèves et la pauvreté. En 2009, des vaches laitières de qualité ont été tuées à Antsirabe lors du putsch du DJ pour faire tomber Ravalomanana. Pauvres vaches ! Elles vont être traitées dans un système de diktat quelque part, loin de chez elles.

Les étudiants des universités publiques vont rentrer. Ce sera encore des problèmes pour les inscriptions et réinscriptions car elles sont élevées. C’est pour payer le personnel en grève. C’est une aubaine pour les universités privées qui attendent calmement ceux qui n’arrivent pas à honorer leurs inscriptions. Elles sont nombreuses à Tana et n’ont pas les qualités requises pour être des établissements d’enseignement. Mais les ministres viennent pour honorer leur sortie de promotion. Quelle histoire !

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