La société d’Etat Jirama a reçu depuis longtemps de nombreuses subventions émanant des institutions financières internationales dont le montant est incalculable. Dernièrement, il a été annoncé qu’une partie des aides du Covid venait d’être versée à cette entreprise, vache à lait par excellence de nos dirigeants. Pourtant, il n’y a point de changement. Au contraire, les services rendus à la population en matière d’eau et d’électricité ne s’améliorent guère. Les coupures sont fréquentes et l’approvisionnement en eau diminue. On se demande où sont passés les aides ?
Pour pallier à cette faille de manque d’eau, le Grand Dirigeant a décidé de forer la terre et créer des puits. Est-ce une politique de développement ? D’ici peu, des centaines de puits seront installés dans tout le territoire. La capitale Antananarivo ne sera pas en reste car le robinet est fermé. On revient dans les temps anciens où des pompes ont été utilisées, mais c’était de l’eau potable. Mais cette fois-ci, l’eau des puits servira à des usages domestiques, non buvable. Allons ! A quelle époque vivons-nous ?

Il est vrai que l’eau se raréfie à cause du changement climatique et de la dégradation de l’environnement à Madagascar. Les feux de brousse et les coupes illicites de nos forêts ont tout transformé et ont eu des conséquences néfastes pour la population. On se souciait de cette situation dévastatrice alors que le monde entier donnait l’alarme depuis les années 90. Le temps où les aides pour la sauvegarde de l’environnement ont débuté avec des millions de dollars pour les Programmes Environnementaux. Mais, tout est parti en poussière.
La Jirama se plaint d’Andekaleka. Mais des sous énormes ont été déjà versés. A Mandroseza, c’est un autre problème d’ensablement et d’insalubrité. L’occupation des bordures du lac a tout bouleversé. Du bordel !

Et voilà. On va attendre la construction des puits avec de l’eau impropre. C’est le développement durable initié par notre Grand Dirigeant après les Kapoaka. En attendant le retour de l’or perdu…


