Des projets, des projets…

Pour le moment, Madagascar est confronté à trois grandes formations de cyclogenèses qui entraînent de fortes pluies et qui entraîneront certainement des inondations et des dégâts importants. Peu ou prou de mesures ont été prises face à ces catastrophes naturelles et la population ne fait que subir et endurer avec la pauvreté qui s’enfonce de mal en pis.

Face à cela, des projets sont annoncés à la presse, dont la plupart sont concentrés sur les habitations et aussi de nouvelles constructions, à savoir Tana-Masoandro. La CUA aura un budget pour de nouvelles infrastructures pour les bas-quartiers. Les autres villes n’ont pas été évoquées. Bizarre ! Tana n’est pas Madagascar. Et cette iniquité de la part des dirigeants n’est pas bien perçue.

Des projets de développement sont accordés à des sociétés étrangères à l’exemple du Bas-Mangoky qui bénéficiait déjà du financement de la BAD. La plupart des projets de développement est la mainmise des sociétés étrangères. Les sociétés d’Etat seront les vaches laitières qui financeront les constructions des buildings, entre autres la Cnaps et ses 300 milliards d’Ariary. Adieu l’augmentation des retraites pour le secteur privé. Les pensionnaires seront toujours réduits à percevoir leurs sous tous les trois mois.

Tout compte fait, nous manquons, outre les cerveaux, beaucoup de budget. C’est normal avec une économie dirigée par des pseudo-nationaux et des étrangers. Ils ont le droit de tout faire et le système financier est entre leurs mains. Les capitaux partent dans des comptes bancaires à l’étranger, comme notre or. Et c’est la faillite totale !

Ce qui n’est pas encore clair, c’est ce Plan d’émergence qu’il faudrait, à notre connaissance, développer davantage. Il est vrai qu’il peut contenir de choses intéressantes pour changer le pays, d’aller encore plus loin et de mieux en mieux. Mais tant que les étrangers et les pseudo-nationaux tiennent encore les rennes de notre économie, les nouveaux « cerveaux » à recruter ne peuvent rien. Pourquoi des départements ministériels n’ont pas donné les résultats escomptés après une année de travail ?

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