Les « Jesosy Mamonjy » se battent entre eux pour élire leur président. Ce n’est pas la première fois qu’un tel évènement se produise, mais souvent. Le mouvement pentecôtiste mis en place par le couple Daoud, après l’Indépendance, a été une mauvaise politique de l’ère Tsirananana. Épris de liberté confessionnelle, les sectes, après l’adhésion du ministère de l’Intérieur, ont pris une place prépondérante à Madagascar, mais tout compte fait, ce n’est qu’une confusion de discorde. « La religion est l’opium du Peuple » disait Marx, c’est-à-dire une sorte de drogue, un paradis artificiel empêchant l’individu de se tourner vers les véritables responsables de l’injustice sociale. Qui sont ces responsables ? Suivez mon regard…
Le pasteur Daoud a graissé les premiers dirigeants de l’Indépendance du pays afin de semer des troubles religieux et à diviser le territoire par la création, plus tard, de plusieurs sectes. Cela n’a rien donné que la pauvreté dans le pays. La secte « Jesosy Mamonjy », répandue dans toute l’Ile, n’a pas donné quelque chose de positive en matière de développement, mais l’esprit d’une division entre population, entraînée dans des idées mal fondées. Dans toutes ces dissensions religieuses, les sectes seraient mal vues, d’autant plus qu’elles n’enrichissent que leurs pasteurs avec la dîme du dixième du salaire des membres au minimum. Maintenant les chefs des sectes religieuses sont des « Pachas ».
Le poste du Président de l’Église pentecôtiste « Jesosy Mamonjy » a été toujours convoité et a entraîné des troubles. C’est ce que Daoud a laissé comme héritage. Les pentecôtistes trouveraient une solution à ce problème épineux ? Fallait-il appeler encore au Grand dirigeant ? Non ! L’État est laïc. Déjà les crises politiques et économiques pèsent sur le pays, et voilà que les rixes religieuses perturbent.


