L’étonnement est quand même de mise quand une information circule qu’une personne a été arrêtée et emprisonnée. Dans la stricte objectivité, nous n’avons rien à voir dans l’affaire, loin s’en faut. Mais c’est le côté humain qui sourcille dans la mesure où nous sommes en période de crise sanitaire avec le coronavirus.
Envoyer quelqu’un en taule dans le contexte actuel relève de la dictature. Mais est-ce un dangereux criminel ou un bandit des grands chemins ? Qu’importe ! Mais c’est un personnage politique qui pense mieux faire tant qu’il peut. Il croupit en prison en ce moment alors que c’est un lieu à risque pour la propagation du virus, dont nous sommes tous impliqués pour l’éradiquer. Est-ce le moment d’emprisonner les gens ?
Oui, c’est de la dictature. Cette animosité à l’endroit des adversaires politiques tient toujours même si l’objectif du moment est la lutte commune du covid-19. Bien sûr, il y a toujours des personnes qui sont récalcitrantes et méritent la prison. Mais nous sommes en période de confinement. Tous les services judiciaires ne travaillent pas à notre connaissance. Mais, avec le système actuel, il y a toujours des exceptions. Quand on veut emprisonner, il n’y a pas de confinement, et les « tortionnaires » travaillent quand même, peut-être en télé-travail.
Allons ! Qu’est ce qu’on veut ? Gagner cette bataille virale ou les querelles politiques ? Un dicton dit qu’ « on ne peut pas chasser deux lièvres à la fois ». Nous sommes forts. Très forts. On lutte contre le coronavirus et on emprisonne à la fois. Madagascar est exceptionnel, un pays bien gouverné ! Nous sommes à l’heure de l’union dont le Grand Dirigeant a déjà fait appel à maintes reprises. Ne peut –on pas reporter cet acte qui frise l’abominable ? C’est l’image de la Nation qui est obscure. A qui le tour ?

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

