:Brisons le mur du silence !

A l’instar de ce qui se passe dans le sport de glace français éclaboussé par une affaire de viol  suite à des révélations d’une ancienne patineuse et ayant entraîné la démission du président de la Fédération française des sports de glace, le moment n’est-il pas  venu à Madagascar de dénoncer tous les abus sexuels qui existent non seulement dans le monde du sport mais aussi dans le monde du travail, du monde politique… ?

Des révélations qui mettraient fin une fois pour toutes  à tous ces actes abominables(viol, détournement de mineurs, pédophilie…)rarement dénoncés ou portés à la connaissance du grand public, mais pourtant des pratiques qui perdurent depuis des décennies et des décennies à tous les niveaux de la société, toutes les sphères.Il faut dévoiler les exactions dont ces personnes ont été victimes même si les faits ont été commis depuis longtemps.

Le but n’est pas d’encourager les dénonciations calomnieuses ou sans preuve qui sont susceptibles d’être sanctionnées par la loi.Notre but est surtout de protéger les générations futures de ces prédateurs sexuels  de tout acabit pour que le mur du silence, l’omerta… se fissure.

A Madagascar, le plus souvent, les seuls cas de violences sexuelles connus du public relèvent des actes des brigands qui profitent de leurs méfaits (vols) pour perpétrer un autre crime non moins répréhensible par la loi (viol).Mais dans la réalité, beaucoup de ces faits relèvent de personnalités bien connues de la société qui se croient tout permis et au-dessus de la loi.

Les rares cas qui ont été portés devant le public et qui ont été faits par des personnalités bien connues ont vite été étouffés. Tel a été  le cas de cet élu du Nord-Ouest du pays qui, avec la complicité du responsable d’un établissement scolaire public, s’est arrogé du droit de cuissage d’une jeune collégienne.

Mais l’affaire a été vite étouffée.  Comment? Nul ne sait. Probablement en faisant usage de du semblant de pouvoir dont l’élu est nanti et qui aurait été vraisemblablement assorti d’une compensation matérielle de quelque nature que ce soit.Quoi qu’il en soit, dans ces cas de figure, il faut également sanctionner pour complicité passive, pour ne pas avoir révélé les faits, tous ceux qui ont eu connaissance de ces faits mais qui se sont toujours tus.

En effet, dans tous ces délits à connotation sexuelle, en fin de compte, on peut être certain qu’il y aura  toujours une personne, quelque part,  qui a subi un préjudice qui la marquera certainement à jamais toute sa vie.

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