:Antananarivo sous le règne des vendeurs ambulants

Alors qu’il n’a pas encore totalement investi l’Hôtel de ville d’Antananarivo, Naina Andriatsitohaina est parti à la conquête des rues tananariviennes. C’est ainsi qu’a commencé une lutte contre l’envahissement des trottoirs par les vendeurs de rues et ambulants de tout genre. Une initiative qui a vivement ravi les habitants d’Antananarivo car celle-ci a permis de résoudre les embouteillages monstres en centre-ville. Comme un feu de paille, cette initiative s’est vite estompée car actuellement les vendeurs ont réinvesti les rues d’Antananarivo.

Et cette fois pas d’une manière clandestinement conformément au jeu du chat et de la souris qui est devenu le balai favori des vendeurs et de la police municipale mais plutôt d’une manière permanente et légale. Car lors du dernier conseil municipal, il a été admis que la moitié de la chaussée appartiendrait aux vendeurs et l’autre moitié aux piétons jusqu’au moment où la Commune trouvera un endroit pour les accueillir.

« Bien souvent l’homme qui recule pour mieux sauter ne sautera jamais. » cette citation de Victor Cherbuliez schématise parfaitement cette lutte de la Commune Urbaine d’Antananarivo et des vendeurs de rue. Brandir la lutte contre les marchands de rue afin d’obtenir le vote d’une population tananarivienne éreintée par la perte de temps que cela engendre. Une fois élu pourtant, le locataire de l’Hôtel de ville comprend finalement la difficulté de l’entreprise et préfère trouver des excuses à son abandon pour enfin passer à autre chose et faire comme si de rien n’était. Naina Andriatsitohaina n’est pas le premier à avoir tenté le coup. On nous a servi plusieurs solutions abracadabrantes, allant à l’isolation de la rue de Soarano et y transférer les vendeurs afin que l’avenue soit libérée jusqu’à la réouverture du marché de la petite vitesse. A chaque fois, les dirigeants de l’Hôtel de ville ont tous capitulé devant les marchands ambulants qui règnent en maître dans les rues d’Antananarivo et qui tiennent en otage tous les habitants de la ville.

Se voulant refléter l’image d’un homme de poigne, Naina Andriatsitohaina a vite laissé sa cape d’homme intransigeant pour se plier comme ses prédécesseurs. Sa communication se veut rassurante mais c’est un refrain qu’on a tant servi aux habitants de la ville d’Antananarivo qu’elle ne marche plus.

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