RELATIONS AVEC LE FMI : Elles ne sont pas obligatoires mais incontournables

« Ce n’est pas une obligation d’avoir un programme avec le Fonds ». C’est en ces termes assez simples  que le Représentant résident à Madagascar du Fonds Monétaire International (FMI), Marc Gérard, a répondu à un journaliste d’un quotidien de la place, ce afin d’expliquer les relations à venir entre cette institution financière internationale de Bretton Woods et le régime actuel après que la Facilité élargie de crédit (FEC) ait été bouclée.

Et de poursuivre : « C’est un choix des autorités » (sous-entendu le gouvernement). Bien évidemment, chaque pays est souverain,  notamment en termes de relations qu’il veut établir, qu’il s’agisse de relations diplomatiques, économiques ou commerciales. Mais quand il s’agit des relations de Madagascar avec  le FMI, il faut reconnaître certaines choses.

Tout d’abord,  on sait pertinemment que l’existence d’un programme avec le FMI est le sésame des accords avec les autres institutions financières et investisseurs, qu’ils soient  publics ou privés. D’ailleurs, Marc Gérard le reconnaît en affirmant : « Il est clair que les autres bailleurs bilatéraux et surtout les investisseurs privés sont très attentifs au fait qu’il y ait une bonne collaboration entre le gouvernement et le FMI ».

En d’autres termes, c’est juste une théorie quand on dit que c’est le gouvernement qui définit son plan de développement et que le  FMI l’accompagne. En réalité,  c’est le Fonds qui est le déterminant en dernière instance. Et dans ce cas de figure, il serait déplacé de parler de consensus car il n’y aura jamais de programme tant que les chiffres avancés, les objectifs visés, les priorités choisies par les autorités… ne répondent pas aux critères fixés par le Fonds.

Tout compte fait, les relations avec le FMI par l’intermédiaire d’un programme ne sont pas certes obligatoires, mais elles sont incontournables.

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