Bien que nous soyons encore au cœur de la tourmente causée par la crise sanitaire, il faut déjà penser aux moyens requis pour faire face à la situation post coronavirus, notamment du point de vue économique. Certains secteurs et certains acteurs ont pu sortir leur tête de l’eau tant bien que mal. Mais jusqu’à quand ? Que va décider l’Etat pour relancer la machine qui a plus ou moins tourné au ralenti suite aux mesures prises pour contrer la propagation du covid-19 ? L’Etat aura-t-il les moyens nécessaires ?
Bien évidemment, il faut reconnaître que certains secteurs d’activité sont plus fortement frappés par rapport à d’autres et que pour cette raison, les mesures de soutien pour relancer les acteurs économiques seront également diversifiées.
A l’exemple du tourisme et de toutes les activités connexes dépendant sensiblement du secteur, il est difficilement envisageable que les activités reprennent normalement d’ici peu. Cela dépend en grande partie de l’évolution de la situation dans les pays extérieurs d’où viennent les touristes internationaux visitant Madagascar. D’autant plus que la France et l’Italie qui fournissent le gros des touristes internationaux sont les pays européens les plus fortement frappés par le coronavirus.
Tous les acteurs économiques sont concernés : les entreprises, les professions libérales, les indépendants, les ménages… De quoi vont- ils avoir besoin? Pour les entreprises en particulier, elles vont avoir besoin d’une trésorerie immédiate pour payer les salaires de fin du mois et les charges fixes. Pour certaines entreprises, on ne parle pas seulement de chute ou d’effondrement du chiffre d’affaires. Dans beaucoup de cas, c’est de l’absence totale du chiffre d’affaires dont il est objet.
Les dispositions fiscales déjà prises en faveur des entreprises (report des obligations fiscales et sociales) ne peuvent pas suffire. Il faudra de l’artillerie lourde pour vaincre cet ennemi invisible dans la guerre sanitaire dans laquelle le pays est engagé. Mais l’aide aux entreprises et autres producteurs est aussi insuffisante. Encore faut-il booster la consommation. Et pour ce faire, il faudra renforcer le pouvoir d’achat des consommateurs.


