Ainsi en a décidé le Premier ministre Christian Ntsay : Les prix à la pompe ne changeront pas d’ici le mois d’octobre. Cette déclaration a été faite lorsqu’il a rencontré les députés hier. Pour justifier cette décision, il a expliqué que la différence entre le prix de référence et les prix à la pompe servira à rembourser les dettes de l’Etat vis-à-vis des pétroliers.
Il faut se rappeler que les prix à la pompe actuels font référence au prix du baril de pétrole sur les marchés internationaux avant la pandémie du coronavirus, soit autour de 60 USD. Aujourd’hui, ces prix se situent en dessous des 25 USD.
C’est la raison pour laquelle tous les utilisateurs de produits pétroliers avaient espéré que les prix à la pompe allaient enregistrer une baisse très sensible. Ce ne fut pas le cas, car les consommateurs ont été sacrifiés au profit de l’Etat (qui pourra ainsi rembourser ses dettes) et les pétroliers (qui se verront ainsi remboursés).
Pourtant, une baisse sensible des prix à la pompe aurait profité à tout le monde, notamment les transporteurs qui auraient vu leurs charges en carburant diminuer favorablement pour améliorer leur exploitation.
Mais ils devront attendre encore. Et il n’est pas garanti que cela arrivera en octobre. Effectivement, les prix à la pomme dépendront des cours du brut sur les marchés internationaux en ce moment-là. Et il n’est pas certain que les prix resteront au même niveau qu’aujourd’hui. Tout dépend de la demande mondiale en pétrole, donc du niveau de la reprise des activités économiques au niveau mondial.


