A priori, on pensait que l’agriculture n’allait pas être touchée par la pandémie du coronavirus. Mais les mesures prises par l’Etat (la fermeture des frontières et le confinement) ont entraîné des contraintes qui se répercutent sur les chaînes de valeur de l’économie et en particulier au niveau des producteurs agricoles.
Si les restrictions de mouvement n’empêchent pas encore les agriculteurs de cultiver leurs terres (et espérons que çà continue), les transformateurs des produits alimentaires (qui gèrent la plupart des produits agricoles) peuvent quant à eux, trouver des difficultés pour s’occuper de la transformation. En conséquence, la demande de produits agricoles frais à transformer accusera certainement une baisse.
De même, la fermeture des restaurants et des épiceries moins fréquentées réduisent la demande de produits frais, ce qui affecte les producteurs et les fournisseurs, en particulier les petits agriculteurs. De ce fait, il faudra également penser à l’aide qu’il faudra apporter à ces petits agriculteurs.
Mais le véritable danger qui guette les producteurs agricoles est la pénurie d’engrais, de médicaments vétérinaires et d’autres intrants conséquemment à l’interdiction d’ouverture des magasins autres que ceux vendant des produits de premières nécessités (PPN).
La non disponibilité de ces produits nécessaires aux agriculteurs pourrait également avoir des conséquences sur la production agricole. Et une diminution sensible de la production agricole nationale serait susceptible de créer une grave crise dans le pays, une crise autre que sanitaire.


