GREVE DES TRANSPORTS URBAINS : L’Etat se doit d’intervenir

Les transporteurs sont en grève. On peut l’appeler ainsi car ils sont autorisés à exercer leur métier, en respectant certaines règles sanitaires, bien évidemment. La raison ? Ils prétendent que leur exploitation enregistre des pertes à cause de la limitation du nombre de passagers qu’ils peuvent transporter. Et subsidiairement, ils avancent qu’ils ne veulent pas être tenus comme responsables d’une éventuelle propagation du coronavirus.

Et face à cette situation, l’Etat se doit d’intervenir car la population rencontre des difficultés pour se déplacer. On peut penser aux travailleurs qui doivent se déplacer sur une longue distance entre leur résidence et le lieu de travail et surtout les élèves à qui on a obligé la reprise du chemin des écoles.

Deux possibilités s’offrent à l’Etat. Tout d’abord, l’Etat peut subventionner les transporteurs professionnels. Pourquoi pas ? On engage bien des dépenses faramineuses pour que les députés tiennent leur session ordinaire et pourquoi pas en faveur de la population ?

Autre solution : Permettre aux transporteurs d’augmenter les frais de transport juste pendant la durée de la période d’exception afin d’améliorer leur exploitation. Cette fois-ci, c’est le budget des ménages qui va supporter les conséquences. La question est de savoir comment la population percevra-t-elle cette décision.

Dans cette éventualité, ce sera plus dur pour les ménages de supporter des dépenses supplémentaires et donc de joindre les deux bouts. Mais toujours est-il qu’on accepte toujours de payer le prix quand on doit fondamentalement se déplacer.

Parmi les avantages de cette dernière décision : cela limitera de fait les déplacements inutiles et qui peuvent  être évités. Ce qui permettra d’atteindre les objectifs du confinement.

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