Comme on l’a toujours dit, le tourisme, et plus précisément encore le tourisme international, est un secteur d’activité très lucratif. Mais en contrepartie, c’est un secteur très sensible aux facteurs exogènes. La moindre épidémie, la moindre grenade qui éclate – pouvant être interprétée comme un signe d’instabilité politique-, … et les annulations tombent à flot.
Dans ce cas de figure, ce sont les établissements hôteliers de haut de gamme qui en pâtissent. Et l’épidémie de coronavirus qui frappe de plus en plus de pays dans le monde – et nul ne sait encore jusqu’où il ira -, pourrait porter un coup fatal au tourisme international à Madagascar.
A ce titre, développer le tourisme national devient une priorité. En effet, développer le tourisme national permettra de compenser un tant soit peu le manque à gagner causé par la défection des touristes internationaux.
Le tourisme national présente plusieurs autres avantages et ces avantages ont un impact direct sur la population locale. De plus, investir dans le tourisme national exige de très loin, moins de capitaux par rapport au tourisme international. Et la clientèle est certes moins exigeante quoique le minimum de confort et de sécurité est toujours requis.
Les différents responsables du tourisme à Madagascar qui se sont succédé ont tous annoncé dans leur programme le développement du tourisme national. Mais jusqu’à ce jour, aucun ne l’a réellement concrétisé.
Ce serait une erreur de penser que les Malgaches ne sont pas attirés par la découverte de leur pays, de voyager à travers tout le pays. L’insuffisance de moyens constitue le principal facteur de blocage, puis vient l’insécurité. Pour ces raisons, l’Etat doit mettre en place un véritable programme de développement du tourisme national et tout au moins, commencer par les jeunes : leur faire découvrir toutes les richesses du pays, dans tous les sens du terme.


