Dès que l’Italie a connu ses premiers cas de coronavirus, la question se pose immédiatement sur ce qu’il adviendra du tourisme à Madagascar, et plus précisément du tourisme à Nosy-Be, première destination des touristes venant à Madagascar et dont la clientèle est composée essentiellement d’Italiens.
Effectivement, l’île aux Parfums est bien connue comme étant la destination prisée des touristes italiens à Madagascar. Et Nosy-Be vit pour une large part des revenus tirés du tourisme. On ne sait pas encore ce que décidera le gouvernement. Va-t-on renforcer encore plus les contrôles auprès de nos frontières ?
Comme on le sait trop bien, le tourisme est un secteur d’activité transversal qui affecte de nombreux autres secteurs tels que l’agriculture, l’artisanat, … Ainsi, tout évènement susceptible d’impacter négativement sur le tourisme aura de graves répercussions sur les activités économiques de Nosy-Be.
Plus globalement, après une éventuelle défection des touristes chinois et italiens, sur qui va-t-on compter pour remplir nos chambres d’hôtel ? Comme réponse, on peut quand même dire que notre ministre du Tourisme s’est montré plutôt avisé quand il a annoncé dans une interview qu’il a accordé à « La Tribune Afrique » que « nous cherchons à attirer une partie des touristes indiens de nos voisins mauriciens, 90 000 touristes venus d’Inde en 2018».
Dans ces conditions, il faut souhaiter que cette partie du monde, l’Inde, soit prémunie de ce virus, autrement.


