A quelque chose, malheur est bon. Ce vieil adage qui signifie que toute chose a toujours un côté positif montre encore aujourd’hui qu’il est loin d’être désuet. En effet, en raison de l’épidémie de coronavirus, le prix du pétrole sur le marché international a sensiblement chuté et le cours au 10/03/2020 est de 33,13 USD le baril. Ce qui est proche du prix le plus bas de 1991 lors de la guerre du golfe.
D’aucuns n’ignorent que le coronavirus a entraîné un ralentissement sensible de toutes les activités économiques partout dans le monde et il s’en est également suivi d’une baisse sensible de la consommation d’énergie, donc de la demande de l’énergie fossile. Certains analystes internationaux avancent même que la demande mondiale de pétrole devrait se contracter cette année, pour la première fois depuis 2009.
Une réduction sensible de la production par les pays producteurs de pétrole (objet des négociations initiées par les membres de l’OPEP) pourrait être une solution pour stabiliser les prix au niveau du marché pétrolier mondial. Mais la Russie, deuxième producteur mondial de pétrole, s’y oppose.
En conséquence, l’Arabie saoudite, leader de l’OPEP et pouvant extraire de l’or noir à très faible coût, a décidé de baisser unilatéralement ses prix à la livraison, opérant la plus importante réduction en 20 ans.
Ce sont les pays non producteurs de pétrole comme Madagascar et dont la production énergétique est assurée pour la grande partie par les produits pétroliers qui doivent profiter de cette décision de l’Arabie saoudite de casser les prix.
Et comme dans le pays, on clame toujours à cor et à cri que dans le cadre de la vérité des prix appliquée aux carburants, les prix à la pompe sont indexés à la variation des cours de l’or noir sur le marché pétrolier mondial. Autrement dit, avec cette baisse record des cours, les prix à la pompe devraient donc enregistrer d’ici peu une baisse de même envergure. Et cette situation perdurera si les pays et régions affectées par le virus prennent plus de temps pour se remettre et que le virus s’étend plus largement.


