La correspondante de France 24 à Madagascar, Gaëlle Borgia, a reçu le prix Pulitzer, un prix qui lui a été décerné suite à la publication d’un article écrit dans le New York Times sur l’implication des Russes lors de la dernière campagne électorale. Gaëlle Borgia a d’ailleurs souligné que cet article est le fruit d’un travail d’équipe.
Revenue de ses émotions, la journaliste partage que le fait même de contribuer à une enquête de cette envergure pour le New York Times est une consécration en soi. « Le Prix Pulitzer me paraissait tellement inatteignable, et cela n’avait jamais été dans mon radar » s’exprime Gaëlle Borgia. Installée à Madagascar depuis 2011, elle est la correspondante de plusieurs médias internationaux. Contactée par Michael Schwirtz pour l’aider dans un article sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle malgache en 2018, son travail s’est par la suite avéré décisif et un article coécrit avec les deux journalistes est sorti dans les colonnes du New York Times le 11 novembre 2019.
Gaëlle Borgia a d’ailleurs affirmé à plusieurs reprises que ce prix est le fruit d’un travail d’équipe et bien que flattée d’avoir remporté le prix, elle ne met pas sa personne en avant. « Mais ce qui me rend particulièrement heureuse, c’est que le prix récompense un travail d’équipe. C’est le “staff du New York Times” qui est récompensé, sans qu’aucune individualité ne soit mise en avant. Ça rend humble. L’investigation est un travail qui se fait à plusieurs », souligne-t-elle. La rédaction de l’Agence Malagasy de Presse la félicite de ce brillant travail.


