Depuis la création du centre « Vonjy » à Nosy Be en 2018, bon nombre de victimes de violence sexuelle notamment les jeunes filles commencent à se confier, plus précisément osent briser le silence pour partager leurs souffrances.
Nosy Be fait partie des quatre villes bénéficiaires de la mise en place d’un centre « Vonjy » destiné à sauver les jeunes filles victimes de violences dont la violence sexuelle. L’équipe du centre a fixé comme objectif d’offrir un deuxième espoir pour les victimes de la violence sexuelle. A cet effet, de nombreuses victimes, âgées de 12 mois à 18 ans, y trouvent même refuge
Parmi les familles venant consulter le Centre Vonjy de Nosy Be figure un couple de pêcheurs originaires de Bemoko Orangea, Djamandjar Nosy Be, une ville touristique de Madagascar. Il y a sept mois de cela, leur fille aînée, âgée aujourd’hui de 17 ans, a été victime d’un viol collectif. Un incident qui a failli lui coûter la vie. Mais grâce aux orientations et à la prise en charge qu’ils ont pu bénéficier du centre « Vonjy », situé au CHR du district de Nosy Be, la fille a pu recevoir à la fois la prise en charge psychosociale par les assistantes sociales, les soins médicaux par les médecins de l’hôpital et le conseil judiciaire par les agents de police.
127 cas pris en charge en une année
Selon le Dr Tsikomia Nyelsen, coordonnateur technique du Centre, « Vonjy » est devenu une référence pour la population qui ose dénoncer et qui fait de plus en plus confiance. Ce centre, inauguré par l’UNICEF, avec l’appui du Gouvernement Japonais et les partenaires ministériels, a pu recevoir 127 cas pris en charge. La population est de plus en plus au courant de l’existence du centre et de son efficacité. Une des assistantes sociales a souligné que l’existence du centre « Vonjy » est un soulagement pour une ville comme Nosy Be reconnue pour ses touristes, ses bars et ses fêtes.
Depuis trois ans, UNICEF a cherché des partenaires financiers pour appuyer l’ouverture de ces centres intégrés. Actuellement, trois autres grandes villes en disposent dont Antananarivo, Mahajanga et Toamasina. Bientôt, deux autres centres vont ouvrir à Taolagnaro et Toliary. Les services sont identiques avec les prises en charge psychosociale, judiciaire et médicale de toutes victimes. En 2017, plus de 930 cas ont été admis et traités dans les quatre centres.

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