SÉCHERESSE : Alerte à la vigilance dans le Sud

La réhabilitation et l’extension d’un captage d’eau à Ampotaka arrivent à point dans la partie Sud de l’île face à la saison sèche qui commence à s’y installer à nouveau. Un phénomène engendrant de grave répercussion sur les moyens de subsistance de la population qui, chaque année, est souvent menacée par les aléas climatiques.

Le début de la saison sèche commence à se faire ressentir dans les régions Androy, Anosy et Atsimo-Andrefana de  la Grande île, soit 81% du territoire sont en niveau d’alerte “vigilance” avec  une sécheresse de catégorie modérée. Les précipitations mensuelles ont fortement baissé dans les trois régions du Sud, et elles demeurent sous les normales saisonnières pour la région d’Atsimo-andrefana et légèrement un peu élevé par rapport aux normales saisonnières pour les régions d’Anosy et Androy.

La situation des ressources en eaux souterraines, 75% (9 sur 12) des nappes en observation,  présente une tendance à la baisse des niveaux d’eaux. Comme à Jafaro (Androy), Ankaramena (Anosy), Ebelo (Amboasary), le niveau des eaux a toujours tendance à la baisse et se trouve au niveau d’alerte « Alarme ». Du côté d’Atsimo-andrefana, Soaseranana passe de niveau modérément bas (alerte vigilance) au niveau des eaux bas (alerte Alarme). Quant aux sites d’Ankaranabo (Androy) et de Sihanamaro (Androy), ils affichent des niveaux d’eaux modérément bas, soit avec une alerte « Vigilance ».

Pour le moment, l’accès à l’eau d’un bidon de 20 litres est de 200 à 500 Ariary en zone urbaine, et de 500 à 1.500 Ariary en zone rurale. Après la finalisation de la réhabilitation de l’aqueduc à Ampotaka, l’eau s’achète 120 ariary, soit une réduction de 40%.

Rappelons que le projet d’approvisionnement en eau potable à Ampotaka qui est en cours de réalisation, cible près de 40.000 personnes. Un projet financé par le gouvernement japonais d’un montant de 4.285.224 dollars, dans le cadre de son programme intitulé « Amélioration de l’environnement de la santé, de l’eau et de l’assainissement pour les enfants au Sud de Madagascar ». Le Japon, qui est le premier pays contributeur de ce projet d’infrastructure d’envergure, a financé 44% sur l’ensemble du budget nécessaire pour les travaux de la réhabilitation et l’extension de l’aqueduc d’Ampotaka, à côté des autres partenaires financiers tels que l’UNICEF, les Etats Unis, le Royaume-Uni, et l’Allemagne. Six communes des districts de Beloha et de Tsihombe sont concernées par ce projet d’approvisionnement en eau.

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