Les trois grands scientifiques de renom en primatologie se soucient de la sécurité sanitaire des lémuriens, emblèmes et symboles endémiques de Madagascar. Il s’agit, en l’occurrence des Drs Thomas R. Gillespie, Patricia Wright et Jonah Ratsimbazafy qui tirent la sonnette d’alarme face au danger que représente le Covid-19, qui risquerait aussi de contaminer les lémuriens si aucun dispositif de sécurité n’est pas prise. Ainsi, ils ont communiqué les cinq consignes à respecter formellement si des touristes et chercheurs s’introduisent dans les parcs et aires protégées de la Grande île, comme tous les autres dispositifs que le citoyen doit suivre comme le port du cache bouche et la distanciation d’un mètre.
Concrètement, selon ces scientifiques, il a été prouvé que les chimpanzés et primates ont déjà été contaminés par le coronavirus et ont été victimes des affections respiratoires. Les lémuriens ne seront pas épargnés par la propagation du virus par le contact humain. D’où la nécessité de les protéger à tout prix du virus en lançant tout d’abord la suspension des visites d’observation des lémuriens et des activités de recherche sur les espèces dans leurs habitats naturels, selon les instructions de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). A part le contrôle de l’état de santé des lémuriens, parmi les consignes à respecter figurent le confinement notamment pour les personnes présentant des symptômes du Covid-19 en évitant d’entrer dans les sites des lémuriens, le respect de l’hygiène et de la propreté des vêtements, des chaussures ainsi que le lavage des mains avec du savon. Viennent ensuite le respect de la distance de 7 mètres des lémuriens au lieu d’un mètre entre humain, le port obligatoire du masque de protection et l’application des principes en cas d’éventuels toux et éternuement. En fait, les scientifiques interpellent tout un chacun que le coronavirus constitue un danger pour la santé des lémuriens.
Dès le déclenchement de l’état d’urgence sanitaire, le ministre de l’Environnement et du développement durable (MEDD) et Madagascar national parks (MNP) ont déjà ordonné à tous les gestionnaires des parcs nationaux et des aires protégées d’interdire tout accès et toutes entrées des touristes dans les sites jusqu’à nouvel ordre. Fort heureusement que le touriste qui a effectué des visites au parc national Andasibe le 28 mars dernier n’a pas contaminé les « Sifaka » de ce site. Les résultats d’analyse effectuée aux 5 Lemur Catta et initiée par le MEDD, le ministère de l’Enseignement supérieur et le ministère de la Santé ont confirmé que ces espèces sont déclarées négatives. Ainsi, ils sont à l’abri du danger, de même que les personnes ayant eu contact avec ce touriste à Andasibe.


