Amoron’i Mania est la région la plus touchée par la malnutrition chronique. Plus de la moitié, soit 55% des enfants de moins de 5 ans de la Région présente un retard de croissance, soit près de 60.000 enfants. La mise en oeuvre d’approches multisectorielles s’attaquant à plusieurs causes de la malnutrition avec un paquet d’interventions complémentaires est essentielle pour adresser le problème. Ainsi, un projet sera mis en oeuvre qui sera complémentaire aux investissements de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et de la Banque Mondiale dans cette région afin de maximiser la croissance des enfants et la prévention de la malnutrition chronique. L’accord de projet de deux ans, dans la lutte contre la malnutrition chronique dans la Région Amoron’i Mania, est signé ce jour, impliquant d’une part le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), en collaboration avec le ministère de la Santé Publique (MSP), le ministère de l’Eau, l’Assainissement et de Hygiène (MEAH), le ministère de l’Education Nationale (MEN), et l’Office National de Nutrition (ONN). D’autre part, le gouvernement du Japon et la JICA, et la FAO en collaboration avec d’autres agences spécialisées des Nations Unies comme le PAM et l’UNICEF.
Ce projet multisectoriel d’un montant de 1.388.508 dollars mettra l’accent sur les interventions sensibles à la nutrition, la gouvernance et la communication pour la réduction du retard de croissance, et répond aux objectifs de la lutte contre la malnutrition, définis dans le plan national d’actions pour la nutrition (PNAN III). Le projet touchera au moins 50.000 personnes, dont environ 2.500 femmes enceintes, 5.000 enfants de moins de deux ans et 1 000 enfants d’âge scolaire, à travers des interventions multisectorielles et durables sensibles à la nutrition. Il s’agit notamment de l’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité des aliments riches en nutriments pour améliorer la qualité de l’alimentation dans la région Amoron’i Mania y compris au niveau scolaire, et de l’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité des services WASH pour protéger et maintenir un environnement sain, que les habitants des communautés ciblées consomment de l’eau salubre pour prévenir la diarrhée et le retard de croissance, essentiellement chez les enfants de moins de cinq ans, ainsi que pour développer la résilience des communautés cibles.
Des interventions conjointes répondant à différents secteurs vont toucher les mêmes bénéficiaires, à savoir la production agricole diversifiée, assurant une alimentation variée et équilibrée, en mettant l’accent sur les produits à haute valeur nutritionnelle. La deuxième intervention assurera l’alimentation scolaires des enfants, en introduisant du riz fortifié, c’est–à-dire enrichi avec des micronutriments nécessaires pour le développement intellectuel et physique des enfants. La troisième partie concerne les infrastructures d’hygiène et assainissement assurant un environnement sain et propre, en rendant disponible l’eau potable. Avec les autres efforts en cours, notamment avec PASAN, TAFITA et PAPRIZ de la JICA et le PARN de la Banque Mondiale, le projet proposé contribuera à l’impact national souhaité qui vise à réduire la malnutrition chronique de 42% à 38% d’ici 2021.


