Le passage de la zone de convergence tropicale ou « Ilaifito » ces derniers jours a laissé des dégâts sur l’ensemble de la zone du canal de Mozambique et de la partie Ouest du pays dont notamment la plaine d’Antananarivo n’a pas été épargnée. D’après les informations émanant de l’Autorité pour la Protection contre les Inondations de la Plaine d’Antananarivo (APIPA), une montée significative de la rivière Sisaony a été constatée depuis le 16 Février dernier, dans la plaine d’Antananarivo traversée par la rivière Sisaony.
Une vigilance rouge a été lancée pour les 17 communes concernées par la montée des eaux dans le Grand Tana, à savoir Tsiafahy, Androhibe Antsahadinta, Bongatsara, Antanetikely Ambohijoky, Alatsinainy Ambazaha, Ampahitrosy, Soalandy, Ampanefy, Soavina, Anosizato Andrefana, Ampitatafika, Ambavahaditokana, Fenoarivo, Itaosy, Ambohitrimanjaka, Fiadanana, Ampangabe. À l’échelle d’Ampitatafika, le niveau de la rivière Sisaony est de 3,52 m. Le niveau baisse de 0,19 m en 03 heures. La cote de vigilance de danger imminent (rouge) de 4,00 m sera atteinte dans les prochaines 12 heures en cas de persistance des averses. Ce matin, la vigilance est passée de rouge à jaune (menace de danger).
Par ailleurs, les crues des rivières ont également engendré des dégâts matériels et humains, selon le bilan provisoire du Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Les pluies incessantes ont fait état d’un décès d’une femme à Ambolokandrina (District Tanà II) et d’une personne blessée à Manjakamiadana à cause de l’écroulement des maisons. En outre, 1.387 sinistrés ont été enregistrés dans les régions Analamanga, Alaotra-Mangoro, Melaky et Menabe ; 860 personnes sont déplacées pour les régions Analamanga, Melaky et Menabe, cumulées ; 199 cases inondées pour Alaotra-mangoro et Analamanga, et enfin 21 cases détruites dans les quatre régions touchées par la montée des eaux.
Pour le moment, l’équipe du BNGRC avec l’appui de ses partenaires organise des activités de secours d’urgence auprès des populations sinistrées sur le terrain comme l’évacuation préventive de la population menacée et l’évacuation d’urgence notamment à Miandrivazo et Morondava, sans oublier des dégâts.


