CORONAVIRUS A MADAGASCAR : Deux dispositifs de prévention qui s’opposent

Pour le moment, aucun cas confirmé de coronavirus n’a été déclaré officiellement sur tout le territoire même si le risque serait à craindre face la mauvaise gestion de la circulation des personnes qui font encore leurs voyages vers ou en provenance des pays de l’Asie dont la Chine. Bon nombre de gens pointent leurs doigts sur la compagnie aérienne Ethiopian Airlines qui maintient ses vols avec cinq villes chinoises dont de Shangaï, Hong Kong, Gangzou et Beijing via Addis-Abeba. Le risque est donc important étant donné qu’un étudiant malgache faisant ce voyage pour atterrir à Nosy Be a été tout de suite interpellé par les agents sanitaires de contrôle de l’aéroport.  Par la suite, cet étudiant  a été mis en quarantaine de 14 jours dans un centre de santé.

Et faut-il rappeler que le vol Air Madagascar reliant Madagascar à Guangzou a été suspendu depuis le 1er février au 1er mars de cette année. Dernièrement, l’Etat malgache a décidé de prendre des dispositions radicales en interdisant formellement tous les vols reliant les deux pays. Déjà, force est de constater une divergence dans la prise de dispositifs de sécurité des frontières pour prévenir le coronavirus notamment dans les ports et aéroports. On se demande  auquel de ces dispositifs les Malgaches doivent-ils se fier pour se protéger de cette maladie qui ne cesse de faire des victimes en Chine. Et pire, « l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en dépit de l’urgence internationale, ne recommande pas l’arrêt des trafics aériens avec la Chine parce que  l’impact que cela peut avoir, est quelquefois plus négatif que positif. Donc, il n’y a pas lieu de recommander dans toute l’Organisation mondiale de la Santé pour tout le monde, des arrêts du trafic aérien, ou de tous les trafics ou flux de passagers avec la Chine », a martelé la représentante Charlotte N’Dyaie. Et ce, en laissant le peuple et le gouvernement souverains à décider de ce qu’ils veulent faire pour le pays.

Une menace en dehors de la Chine dont Madagascar

Les personnes sous contrôle sont admises à Anosiala.

L’OMS a classé cette épidémie comme une urgence sanitaire mondiale. Ce n’est pas une pandémie. C’est une épidémie avec des points, avec des zones où des cas ont été déclarés positifs comme en Chine. Madagascar a été classé parmi les pays qui ont un bon niveau de préparation face à la menace grandissante du coronavirus dont l’expansion en dehors de la Chine pourrait s’accélérer dans les prochains jours. Les aéroports et 14 ports de Madagascar viennent de s’offrir de tous les matériels nécessaires pour assurer la détection précoce des cas possibles après une prise de température. Le personnel malagasy est capable de détecter s’il y a un cas de coronavirus. La préparation s’avère indispensable et c’est le rôle du règlement sanitaire international (RSI). L’hôpital Anosiala est prêt pour accueillir les malades admis au contrôle et surveillance. A ce jour, 17 personnes y sont sous contrôle sanitaire depuis la semaine dernière dont deux d’entre eux présentent des symptômes, selon le directeur général de Fournitures de soins du ministère de la Santé publique, le Pr Duval Solofomalala. Le cas de coronavirus a été écarté mais, toutefois, la vigilance est de mise. Ces deux personnes, malgaches présentant les symptômes, sont en provenance de la Chine hier et ont été contrôlées à l’aéroport dont un enfant déclaré négatif après l’analyse mais la deuxième personne reste toujours à l’attente des résultats d’analyse.

Pour sa part, l’ambassade de Chine attache beaucoup d’importance à ce sujet et  travaille jour et nuit, ensemble avec le ministère de la Santé publique et les autres ministères concernés pour lutter contre l’épidémie. Soulignons que le dernier bilan du coronavirus pourrait dépasser les 1.000 morts en Chine continentale, où le nombre des personnes infectées dépasse les 42.000.

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