À la date du 1er mars 2021, le portefeuille actif de la Banque africaine de développement (Bad) à Madagascar comptait 19 opérations du secteur public. Le montant des engagements en cours s’élevait à près de 567,15 millions de dollars. Le portefeuille couvre la quasi-totalité des secteurs clés du développement économique du pays, à savoir l’énergie (33,1%), l’agriculture (25,6%), le transport (24,2%) et l’industrialisation (8,1%).
Cette information a été annoncée lors de la première revue de performance du portefeuille organisée par le bureau-pays de la Bad à Madagascar pour cette année qui s’est déroulée du 2 au 4 mars dernier. La revue s’est déroulée en présence de plus de 70 participants, notamment les secrétaires généraux et les directeurs des ministères dont les secteurs concentrent l’essentiel du portefeuille de la Banque. Les coordonnateurs de projets et autres personnels clés des cellules d’exécution des projets y ont également pris part. Cette forte mobilisation témoigne du vif intérêt que portent les autorités malgaches sur la qualité du portefeuille de la Banque. L’objectif principal de cette rencontre était d’améliorer la performance du portefeuille actuel par l’engagement de toutes les parties prenantes, d’identifier les difficultés pouvant entraver sa mise en œuvre ou compromettre les objectifs de développement à long terme, mais aussi d’apporter des solutions en vue d’atteindre les résultats escomptés en rapport avec les priorités stratégiques du pays.
Le nouveau représentant-pays de la Bad, Adam Amoumoun, a exprimé sa gratitude envers le gouvernement hôte pour les nombreuses marques de soutien, dont la Banque bénéficie dans la mise en œuvre de ses opérations. En tant que nouveau responsable du bureau-pays, il a estimé que cet exercice était pour lui, une belle occasion de s’imprégner des enjeux de la mise en œuvre des projets et de trouver ensemble avec les autorités malgaches des solutions en vue de lever les contraintes et d’accélérer l’exécution des projets financés par la Banque.
Les échanges entre les différents participants ont permis d’évoquer les difficultés relatives à la mobilisation de la contrepartie nationale, à la qualité des études de faisabilité, aux longs délais liés à la ratification des accords de prêts et de dons et de passation des marchés, à la mise en place des équipes de projets et au suivi de la mise en œuvre du plan d’amélioration de la performance du portefeuille. Plusieurs approches de solutions ont été discutées au cours de cette première revue de performance. Le Plan d’amélioration de la performance du portefeuille a été également présenté et validé par toutes les parties prenantes à la revue.


