D’une consultation à l’autre concernant le projet de loi de finances pour 2020, les sénateurs veulent s’enquérir de toutes les informations et observations émanant des différentes forces vives de la nation, avant de passer au vote.
C’est ainsi qu’ils ont rencontré successivement, le mercredi 4 décembre dernier, les représentants du « Collectif des citoyens et des organisations citoyennes » (CCOC) et du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM) avec lesquels ils se sont échangé leurs visions respectives dudit projet de loi de finances 2020.
Le souci est, dans l’ensemble, le même pour les uns et les autres : le budget de l’Etat devrait tenir compte des réels besoins du pays pour son développement socioéconomique, et doit être ainsi élaboré dans la transparence totale.
Pour le SIM en particulier, ses représentants ont fait part à leurs hôtes des problèmes qui frappent le secteur, notamment en ce qui concerne les différentes taxations imposées. Les industriels estiment qu’il faudrait augmenter les taxes pour les produits d’importation qui inondent le marché local depuis plusieurs années. Car, même si les produits locaux peuvent parfaitement rivaliser avec ceux importés, ils doivent subir éternellement la concurrence du fait que, généralement, ces produits importés sont souvent vendus moins chers sur le marché.
Dans ce même sillage, les industriels suggèrent une diminution des taxations qui leur sont imposées pour leurs productions… surtout face à un pouvoir d’achat que ne cesse de s’effriter.
Pour les sénateurs et par la voix de leur président Rivo Rakotovao, ce genre de consultations contribuera à enrichir leurs réflexions durant l’examen et avant le vote de la loi.

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