CORONAVIRUS A MADAGASCAR : L’Etat est pris de court

On ne le répétera jamais assez : Si on avait bloqué tous les vols internationaux et régionaux en même temps que la suspension des vols directs reliant Nosy Be à l’Italie, nous n‘en serions pas à la situation actuelle. Pourquoi ne pas avoir pris cette décision ? Dans quels intérêts ? Ce sont les questions que se posent tous les observateurs. Qu’il le veuille ou non, l’Etat est le premier responsable en ayant retardé autant que possible la prise de décision de suspendre tous les vols internationaux.

Certes, l’Etat essaie autant que faire se peut de rattraper sa bêtise en prenant des décisions plus radicales (état d’urgence sanitaire, confinement…) mais le mal est déjà fait et l’Histoire le jugera. Il essaie également de rassurer la population en matière d’approvisionnement. Apparemment, il n’y rien d’alarmant. En matière de carburant, l’OMH assure que les réserves existent pour 45 à 60 jours de stock. De même, le cycle d’importation n’est pas interrompu (livraison du mois d’avril déjà planifié).

Mais toutes les interventions des différents responsables n’ont pas donné les résultats escomptés : C’est la course vers les provisions qui a dominé depuis samedi, du moins pour ceux qui peuvent se le permettre. On ne peut pas le cacher : la majorité des Malgaches n’ont pas les moyens de se constituer des provisions suffisantes ne serait-ce que pour un minimum de 15 jours.

Et c’est certainement l’une des raisons pour laquelle, l’Etat n’a pas encore décidé de pratiquer un confinement total et sévère. Nul ne sait comment la population l’aurait perçu. Or d’aucuns n’ignorent que le confinement total comme il le fut pratiqué en Chine est jusqu’à présent le seul « remède » valable pour lutter efficacement contre le coronavirus. L’Etat osera-t-il aller jusqu’au bout ?

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