Unique candidate à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa a été élue dans la soirée du 16 juillet 2019. Sur les 151 députés, 4 n’étaient pas présents.
A l’unanimité, les 147 votants ont plébiscité cette ancienne présidente de la Chambre basse du Parlement, à son perchoir qu’elle avait occupé éphémèrement en 2014.
En effet, depuis son élection en 2013 en tant que députée pour la circonscription d’Ambatofinandrahana, Christine Razanamahasoa qui est parmi les fidèles du président Andry Rajoelina, avait déjà été élue présidente de l’Assemblée nationale mais y avait été écartée pour les raisons que l’on sait. Car à l’époque, l’ancien président de la République Hery Rajaonarimampianina qui n’avait pourtant aucun député élu sous les couleurs de son parti HVM (Hery Vaovao ho an’i Madagasikara), devait absolument trouver les moyens d’avoir la mainmise sur cette institution, et c’est pourquoi il lui fallait installer un autre président qui pouvait lui assurer une certaine stabilité de son pouvoir… face aux élus du MAPAR qui constituaient la majorité (élue) parlementaire au sein de l’Assemblée nationale. C’est ainsi que Christine Razanamahasoa fut « destituée » pour céder sa place à Jean-Max Rakotomamonjy qui était alors le « poulain » de l’ex-plateforme (fictive) d’une prétendue majorité présidentielle. Mais cette fois, le destin a voulu que la nouvelle présidente de l’Assemblée nationale soit issue de la vraie majorité élue lors des élections législatives du 27 mai dernier.
Durant son plaidoyer, Christine Razanamahasoa s’est montrée assez explicite, en s’adressant d’abord aux anciens députés qui ont été également ré-élus, d’être de bons exemples pour leurs collègues qui viennent d’intégrer l’Assemblée nationale, et ensuite au gouvernement à qui elle demande de donner aux députés les moyens nécessaires et utiles à leurs responsabilités.
Rappelons que les nouveaux députés élus sont en session spéciale depuis ce mardi 16 juillet à l’Assemblée nationale à Tsimbazaza. Après les travaux d’hier, ils poursuivent aujourd’hui 17 juillet, l’élection des membres qui vont siéger au sein des différentes commissions de l’Assemblée nationale.
Magistrat de Premier Grade, ministre de la Justice lors de la Transition, Christine Razanamahasoa a également été ministre de l’Aménagement du territoire du gouvernement de consensus de Christian Ntsay, lors des derniers mois de gouvernance de Hery Rajaonarimampianina.

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