Le Grand dirigeant est en perpétuel voyage. Il n’est au pays que pour nommer ses femmes directrices à Iavoloha et pour faire rêver les enfants ainsi que la population entière d’un parcours d’un DJ devenu président. Après Glasgow, il est au Caire. Le COMESA n’a rien donné au pays, alors que Madagascar était à la tête de cette institution africaine dont les objectifs ne sont pas négligeables pour le développement économique des pays membres. Qu’est-ce que nous avons bénéficié du COMESA ? Rien. Or, cette institution a lancé le système de transformation des matières premières en produits finis avant l’exportation. Cette idée pourrait générer des emplois et de la plus-value de nos produits. Non ! Madagascar a opté pour les trafics illicites en tous genres pour nos pierres précieuses et nos bois précieux. Les produits de rente comme la vanille et le girofle deviennent également des sujets de discussions interminables sur les prix et les marchés internationaux.
Cette fois-ci, la délégation pour le Caire du Grand dirigeant a été réduite, seulement deux ministres et la COM, différente de Glasgow. Les enjeux ne sont pas pareils. Le Caire est une formalité entre africains. On attend les répercussions du COP 26 où une multitude de responsables du pays ont pris part à la réunion. Analysez la liste des participants malgaches… De la rigolade ! Espérons que ces participants, afin de positiver les acquis de Glasgow, sont déjà sur le terrain au Sud du pays pour résoudre les problèmes climatiques, dont la désertification et la sécheresse.
D’autre part, Madame le Pilier du Gouvernement est à Paris, pour une réunion de l’Unesco. Bref, tout le monde est à l’étranger. Sauf la dame financière qui promet veau, vache, cochon avec leur LFI post-Covid, gonflée pour dormir tranquille et faire rêver. Non ! La population va encore vivre des cauchemars et la vie ne serait pas meilleure avec la pandémie qui menace. Combien de personnes ont été vaccinées ? Peu ! Même le Grand dirigeant n’a pas montré l’exemple et comment voulez-vous que la population suive ? Pour le moment, fuyons les réalités et voyageons beaucoup. Comme disait un écrivain : « Vous pensez échapper à vos problèmes en partant en voyage – et ils partiront derrière vous ».


