Des casses, rien que des casses. Le pays est devenu des trous pour les cambrioleurs aux chemises blanches et cravates oranges. Depuis que les trafics illicites de l’or sont devenus populaires, tout le monde s’y met, du moins ceux qui sont devant les coffres et les caisses. La disparition des milliards à Ambalavao n’est plus étonnante, c’est chose courante dans les bureaux administratifs ayant des liquides sous les yeux. Les tentations sont nombreuses, étant donné que l’exemple vient d’en haut. Un coffre-fort qui contient des kilos d’or se substitue en boulons. Hallucinant !
À Ambalavao, il n’y avait pas de traces d’effractions. Ce qui n’est pas difficile à limer, à moins qu’on tombe sur des gardiens de sécurité. En tout cas, on trouve toujours des alibis pour sortir de l’impasse et accuser des innocents. Sur un trafic de bois précieux, c’était le chauffeur qui a écumé la prison.
Et quand est-il des enquêtes sur les trafics d’or qui ont fait la renommée du pays ? Rien ! Et ça continue comme si rien n’était. Et l’or de la Banque centrale envoyé en Suisse pour régularisation ? On n’en parle plus.
Monsieur le Grand dirigeant, on vole trop dans votre gouvernance. Or, la population meurt de faim et le pays est dans une impasse. Trop c’est trop ! Et vous fermez les yeux. Vous dilapidez les sous de la Cnaps, la Jirama et autres sociétés d’Etat, dont on ne sait plus l’avenir, comme Air MAD, notre flotte nationale.
Outre les trous financiers, il y a les trous physiques constatés au niveau des rues et des routes nationales. Il n’y plus d’entretien et il est difficile de circuler partout. Les voitures, les cars et les camions ont du mal à joindre les villes. Or, il y a des budgets consacrés aux réfections des routes. Tout semble à croire que c’est dilapidé ou détourné par les responsables. Et le Grand dirigeant ferme les yeux, ignorant totalement l’état des infrastructures routières, se déplaçant en avion ou en hélicoptère.
Des trous et des troués par les détrousseurs. C’est nôtre train-train quotidien pour cette année 2023. L’année des élections. Heureusement et on espère changer… de têtes…


