Syndicalisme à Madagascar, confinement éternel !

Le syndicalisme à Madagascar aura 90 ans l’année prochaine. Mais, dommage, que cette « doctrine révolutionnaire où les travailleurs prennent le contrôle de l’économie et du gouvernement par des moyens directs » n’est pas effective et commence à s’affaiblir. La CTM, ou la Conférence des Travailleurs de Madagascar, où se regroupent les syndicats comme FISEMA, SEREMA, FIKRIMA ou autres, n’a pu jamais mettre en place le dialogue avec le patronat et le gouvernement. Avec cette faiblesse, les travailleurs et ouvriers malgaches n’ont pu trouver le Nord, leurs salaires, leurs droits et leurs avantages bafoués pour toujours. Or, un de nos grands dirigeants connaît bien le B.A BA des lois sur le Travail.

Certes, les circonstances socio-économiques n’ont pas pu offrir des opportunités pour le développement du syndicalisme à Madagascar étant donné que la plupart des travailleurs ignorent ou bien sont contraints de ne pas connaître leurs droits, ni les objectifs d’un syndicat. Or, l’adhésion à ce système pourrait bien changer la vie économique et le niveau de vie de tous.

On se demande si la refonte du Code du Travail est-elle appliquée dans le pays ? En tout cas, le non-respect des lois sur le travail pèse en ce moment sur les ouvriers et travailleurs surtout dans les zones franches. De leur côté, les fonctionnaires n’arrêtent pas de concocter des menaces de grève pour des choses futiles, comme le panier garni des fêtes des étrennes. Avec cette faiblesse syndicale, les dirigeants n’en font qu’à leur guise avec des affectations et des sanctions abusives. Beaucoup sont licenciés et beaucoup ne bénéficient pas de leurs avantages.

En ce premier du mois de Mai, la Fête du Travail, on attend les déclarations du Cercle de Réflexion Economique de Madagascar (CREM) pour une attitude de contre-pouvoir et pour un mouvement syndicaliste fort et moderne. Mais on attend le retour à la normale de la vie économique, COVID 19 oblige.

Vous aimerez aussi