Rombo contre Hozongozony !

Issus de la même équipe du Général Ramanantsoa, les feus Albert Zafy (ministre de la Santé), Ratsiraka Didier (ministre des Affaires étrangères) et Ratsimandrava Richard (ministre de l’intérieur), tous des dirigeants de l’Etat, n’ont jamais été en commun accord pour l’avenir de Madagascar.

Le « Fokonolisme » de Ratsimandrava n’a pas survécu, étant une idée contre le néo-colonialisme, et haïe par la France. Sa disparition est liée par l’idée d’une nouvelle indépendance économique et la nationalisation. De hautes personnalités sont impliquées dans cette affaire criminelle, qui est maintenant classée dans les tiroirs.

D’autre part, le tandem Zafy-Ratsiraka n’était jamais au beau fixe. Le premier est le partisan de la réconciliation nationale et le second prône la dictature socialiste. Deux idées contradictoires ! C’est Albert Zafy, président des « Forces vives de la Nation » qui a organisé la grande marche d’Iavoloha le 10 Août 1991. Des centaines de morts ! C’était une manifestation populaire qui s’est terminée par la mise en place de la Haute autorité de l’Etat, et la chute de Ratsiraka en 1993.

Zafy est élu Président de la République. Il a des problèmes avec ses premiers ministres. De son côté, Ratsiraka travaille en catimini à partir de la France pour le faire tomber. Ce qui lui a valu un retour à la magistrature en janvier 1997. Les autres politiciens sont ébahis : « C’est une grave erreur politique ! » annoncent les Andriamanjato, Manandafy et Razafimahaleo. « Efa naloan’ny Vahoaka… »

Les cris de guerre des dirigeants du Général Ramanantsoa sont différents : « Rombo ! » pour Ratsiraka et « Hozongonzony ! » pour Zafy. Mais, l’apparition d’un troisième larron va tout bouleverser en 2002.

Les deux frères ennemis sont maintenant au ciel, rejoignant les vrais ténors politiques malagasy. Zafy repose à Ambilobe, après avoir reçu l’ovation de toute la population de Madagascar. Ratsiraka est au Mausolée, honoré par l’Armée.

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