Rêve !

La pauvreté du pays est causée par la mauvaise gouvernance et la corruption. Ce sont les gros « maux » qui gangrènent Madagascar depuis son indépendance. Le volet « industrialisation » a toujours figuré dans le programme de développement, mais, hélas ! Rien n’a été fait. Quelques unités ont été mises en place outre les structures coloniales d’avant l’indépendance. Plus d’un demi-siècle après, il ne reste plus rien, que les unités de production industrielle des français et des « Karana ». Les sociétés d’Etat ont disparu et ont été anéanties. Les entreprises locales vivotent et le volet « Commercial » est entre les mains des étrangers. Si un industriel local veut s’y mettre, on le met des bâtons dans la roue et on crée une crise, c’est perdu, détruit ou brûlé.

Le plus important pour un développement réel demeure la cimenterie. Ibity, la seule, est entre les mains des français et le monopole règne. Le pays exporte mais ce sont les opérateurs étrangers qui gagnent, sans parler de la corruption. Qu’a fait l’ONUDI ? Qui est le responsable de « One district, one factory » ? Faut pas rêver, si nous vivons encore dans le contexte de la mauvaise gouvernance et de la corruption. En ce moment, les « Karana » veulent tout accaparer et le Grand dirigeant accepte. Ce sont ses potes.

L’industrialisation rime avec l’autosuffisance alimentaire et la lutte contre la pauvreté. Pour le moment, la population meurt de faim et n’a plus de force pour travailler. Les terres sont également accaparées par les riches, et la Justice est consentante. Le pays vit encore des aides extérieures et n’a pas son indépendance. La France tient entre ses mains l’avenir économique du pays et les dettes sont à l’extrême vis-à-vis des bailleurs de fonds traditionnels.

Tant que le Grand dirigeant maintient un gouvernement qui n’a point de rôle prépondérant dans le développement avec une armada de personnes incompétentes et libertines, des institutions corrompues et des élus indélicats et égoïstes, il n’y aura rien pour la population. Elle sera dégoutée de cette situation et tournera leur dos. Un exemple frappant : « Pourquoi on brûle toujours nos forêts alors que c’est un danger pour le pays ? » C’est un signe de mécontentement et de déception à l’endroit des dirigeants. D’ailleurs, les responsables de l’Environnement se chamaillent entre eux pour leurs avantages et délaissent les objectifs fondamentaux de la conservation. C’est ça la gouvernance. Pour le moment, on n’attend rien de beau tant que le Grand dirigeant persiste sur ses idées. Le développement ? Un rêve !

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