Mettre les professionnels à leur place. C’est l’un des objectifs de la Synad, Syndicat national des administrateurs civils de Madagascar que Paolo Raholinarivo ne cesse de faire montrer au Grand dirigeant. Ce dernier n’a jamais considéré le statut de ces spécialistes en administration du territoire, les laissant de côté, jusqu’à les ignorer.
Pourquoi alors a-t-on créé l’ENAM à Androhibe ? Pour des prunes ou pour sauver la face et dire que le pays forme ses cadres supérieurs en matière de gouvernance ? Sachez que c’est une École Nationale d’Administration et les candidats sont triés à la loupe pour y accéder. Ils sont formés pour représenter l’État dans tout le territoire pour des responsabilités administratives. L’École forme des élus dans les chambres représentatives, au Sénat, à l’Assemblée nationale, dans le Gouvernement et dans d’autres institutions. Il reste à savoir dans tout cela, qui a fait l’ENAM dans l’actuel équipe du Grand dirigeant ? Nous connaissons un confrère qui est Chef de district.
La politique bananière a changé le visage de l’administration à Madagascar en bannissant les administrateurs civils et en laissant place au népotisme. La chanson de Brassens « Les copains d’abord » a mis fin à la bonne marche de la gouvernance. Et maintenant, les résultats sont catastrophiques. Paolo crie, crie et fait appel devant les exactions et les aberrations du Grand dirigeant. Mais on ne l’écoute pas. Ah ! Si tous les élus et les ministres ainsi que les responsables étatiques étaient des administrateurs civils, Madagascar serait devenu une puissance mondiale, un pays prospère où la corruption n’existerait pas. La population mangerait à leur faim et les enfants seraient scolarisés. Les villes et les villages seraient transformés pour devenir des lieux touristiques prisés par les étrangers. La belle vie ! Nous avons rêvé, mais Paolo lutte encore. Courage !


