Malheur !

Ce mois de décembre 2021 n’est pas très favorable pour la vie de la Nation. D’abord, nous devrons rembourser la Banque mondiale avec les erreurs de la Jirama. Puis, il y a la pandémie dont l’expansion à travers le pays n’est pas à négliger. C’est un virus puissant dont les enfants sont les premières victimes. Les hôpitaux sont déjà absorbés et n’arrivent plus à contrôler la situation. Pour le moment, il n’y a pas encore une cellule de crise mise en place. Le Grand dirigeant traîne sur ses décisions alors que c’est déjà alarmant. « 14 ans de carrière politique ! » titre un quotidien, mais encore l’inexpérience !

L’hélicoptère du Premier ministre s’est crashé alors qu’il allait effectuer une mission sur un naufrage d’un bateau illicite transportant 230 passagers à son bord à Soanierana Ivongo. Malheur ! Deux militaires ont succombé et on compte encore les morts du naufrage. A quoi riment tous ces faits bizarres en cette période de fin d’année où les gens devraient fêter Noël en toute tranquillité chez eux, même dans la pauvreté. C’est un signe de malheur qui tombe sur le pays après les déboires et les mauvais comportements de la mauvaise gouvernance, l’injustice et la corruption. Ça paye ! « Ranomasom-bahoaka » clame le Peuple !

Et on avance quoiqu’il arrive. On fait semblant et on annonce des rêves. Un Karana de Madagascar se hisse au premier rang des investisseurs en Afrique. Il s’est enrichi au pays, alors qu’il est français. Le pays est entre les mains des étrangers, et c’est une honte. Un autre malheur ! Mais où sont nos vrais opérateurs économiques pour qu’un Karana ait pu accaparer toutes nos richesses ? Et le Peuple pleure de voir son pays sombrer dans une situation accablante, pauvre et endetté.

Et les meilleurs partent. Après Michel Domenichini, voilà que Ranjivason Jean Théodore termine son dernier sprint de 100 mètres dont il excellait durant sa jeunesse. Oui, Ranjivason, avant de devenir Politicien et Enseignant-chercheur, était un grand athlète. Il était le second après Jean Louis Ravelomanantsoa, notre seul champion olympique dans ce domaine. Après les années de vie intense dans l’enseignement à l’Université et la politique, fervent MFM, et parmi les bras droits de Manandafy Rakotonirina, le champion est parti. Nous avons, récemment, discuté de la situation politique du pays, ce qu’il fallait faire. Lucide et observateur, Ranjivason a donné ses idées en basant sur les réalités du quotidien. « C’est difficile ! » a-t-il annoncé lors de nos dernières discussions à Ambohitantely. Repose en paix Ranjivason !

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