Selon l’OMS, 100 millions de personnes dans le monde passent chaque année sous le seuil de pauvreté en raison de leurs dépenses de santé. A Madagascar, on ne se soigne plus car on n’a plus les moyens, sauf les fortunés. Oui. Les pauvres hospitalisés n’arrivent plus à honorer l’achat des médicaments dans les hôpitaux publics comme le HJRA, Befelatanana ou HOMI ou autres, et attendent la mort chez eux. Les doléances des malades sont nombreuses mais personne ne les écoute.
On parle maintenant de la Santé pour tous. Effectivement, l’article 25 des droits de l’Homme stipule que : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que les services sociaux nécessaires ; elle a le droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté » Mais, à Madagascar qui fait partie des pays les plus pauvres de la planète, ces droits ne sont pas respectés ou ignorés.
Et l’OMS d’ajouter : « Si les droits de l’homme sont violés ou insuffisamment pris en compte, cela peut avoir des conséquences graves pour la santé ». Et cela constitue une violation des droits fondamentaux. Donc, il est évident que la « Santé pour tous » est un slogan politique qui fait dormir debout pour une population pauvre, étant donné que le respect des droits humains est quasi-inexistant. Allez voir dans nos hôpitaux publics et dans nos dispensaires ce que les malades subissent, et vous verrez la réalité. Ce qui n’est pas le cas dans les cliniques privées. Pour avoir la santé à Madagascar, il faut dépenser beaucoup, trop même.
Les politiques et les programmes de santé doivent viser à respecter et à protéger les droits de l’homme afin d’aider le secteur de la santé à assumer sa responsabilité, dont la « santé pour tous ».

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

