Il est vrai que les Barea ont fait preuve d’une réussite dans le domaine du Sport à Madagascar avec leurs joueurs professionnels en football qui évoluent dans les équipes internationales, et qui a rehaussé les performances de notre équipe nationale dans le monde. C’est une démonstration qui explique que nous avons des potentialités à ne pas négliger. C’est pourquoi nos dirigeants s’attèlent à construire des infrastructures importantes dans toutes les villes de Madagascar avec le gazon synthétique, entre autres.
Ainsi, nos jeunes pourront bien s’entraîner en football pour devenir des professionnels. Et notre pays se hissera aux premiers rangs de la CAN et pourquoi pas de la Coupe du monde. Il n’y a pas de mal à cette idée, mais… Est-ce une opportunité pour un pays qui est classé dans les derniers rangs en matière de pauvreté ? Le Brésil, par exemple, est une pépinière de joueurs de football grâce à Pélé, dont l’exportation des joueurs à l’étranger rapporte beaucoup pour les clubs. Mais, malheureusement, cela a eu des conséquences néfastes au niveau national, dont la baisse des résultats. D’autre part, le Brésil vit en ce moment de graves problèmes économiques, dont une grande inflation dont le football en est affecté.
Le football est roi, certes. Mais, il faut penser à d’autres projets plus pertinents pour le développement économique du pays, au lieu des gazons synthétiques. Dans ses descentes régionales qui frisent encore la propagande, notre dirigeant a pensé quand même aux jeunes en créant des écoles. Mais où iront ces jeunes après leurs études secondaires étant donné qu’ils n’y a plus d’enseignants dans les écoles et les universités ? Et même s’ils seront diplômés, où vont-ils travailler ? Or, ce seraient eux qui vont bâtir la Nation à l’avenir. Quelles infrastructures les attendent à la sortie de leurs formations ou leurs études ? Rien pour le moment, pas de programmes d’industrialisation ni d’entrepreneuriat en vue. Déjà, nous vivons une forte période de chômage et une vie précaire. Le football, c’est bien, mais c’est rare s’il peut arriver à 40 ans.

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