Le journaliste Rolly Mercia est-il un danger public ou un criminel ? D’après notre connaissance il était le plus proche de l’actuel Grand dirigeant, étant ministre de la Communication et Directeur de la Communication de la Présidence durant la Transition. Plus tard, il était encore nommé ministre de la Communication du président Rajaonarimampianina. Dans le temps, il était aux côtés des journalistes Fidèle Razanapiera et Lalatiana Rakotondrazafy pour une lutte commune contre un dirigeant.
Maintenant, il écope d’un emprisonnement de 44 mois à la prison d’Antanimora pour atteinte à la sureté de l’Etat, dont les accusations ne sont pas fondées. Il plaide non coupable. Le week-end dernier, la Justice a rejeté l’appel de Rolly Mercia, qui est gravement malade dont son état nécessite des soins intenses. Ce rejet a été un coup très dur pour sa famille qui déplore l’innocence de leur père. Un coup grave également pour les journalistes conscients des prises de décisions de la Justice.
On s’attendait à une déclaration de liberté à l’occasion du 3 Mai, journée mondiale de la liberté de presse, de la part des dirigeants. Mais, c’était autre chose. Le couperet est tombé et Rolly revient à Antanimora. Mais de quoi a-t-on peur de cette personne ? La justice n’a jamais eu son indépendance, et les décisions juridiques viennent d’en haut. En tant que journaliste, nous demandons la clémence pour un détenu malade. Voulez-vous qu’il meurt en prison ? Nous sommes un pays qui respectons les droits humains et les droits des journalistes. La presse a aussi son rôle de sensibiliser les autorités sur ce qui ne va pas. L’esprit humaniste est de mise…


