Diktat à petit feu

Une institution étatique dans un système démocratique a été démunie de sa sécurité dont les raisons qui émanent de la Défense nationale ne sont pas claires ni acceptables. Ce qui est sûr, c’est qu’on complote quelque chose contre cette institution dominée par les adversaires, HVM de surcroit. Pour un parti au pouvoir, c’est tout à fait normal que des coups bas de ce genre ont été manigancés. Chasse à l’homme ou chasse aux sorcières, la revanche est au menu.

L’élimination des adversaires politiques est aussi une forme de lutte contre la corruption. Quoi qu’il en soit, d’ici peu, il n’y aura plus de Sénat à Madagascar, à moins que les 18 membres annoncés par le Grand dirigeant, seraient nommés au cas où il n’y aurait pas d’élection. Et bientôt, une forme de diktat se met petit à petit en place. D’ailleurs, le népotisme constaté à travers les nominations au sein des divers départements reflète cette idée de placer les amis avant tout dans les postes clés pour une meilleure mainmise des ministères et des régions.

On se demande pourquoi la démarche de démanteler le service de sécurité dans les autres institutions n’a pas été effectuée comme à l’Assemblée nationale ou à la HCC ? C’est compréhensible dans la mesure où les membres sont majoritairement avec les dirigeants. D’ici peu de temps, un seul homme sera au pouvoir et dirigera comme il veut le pays. Le Diktat à petit feu…

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