Les agissements populaires tels que les formes de vandalisme ou les feux de brousse se traduisent par des mécontentements à l’égard de l’Etat. C’est un phénomène qui ne date pas d’hier, mais depuis les temps anciens. Le roi Andrianampoinimerina a déjà sorti des lois à l’endroit des incendiaires des forets durant son règne. Bien qu’il y ait des droits de feux pour les « tavy » ou pour les feux des « tanety » pour les bovidés, la plupart des vandalismes actuels se présentent comme des insatisfactions envers les dirigeants.
Nous déplorons ce qui vient de se passer dans la capitale de Vakinankaratra, mais c’est une explosion populaire où la politique n’a pas sa place. La décision de confinement de l’après-midi émanant du Gouverneur n’est que la goutte qui a fait déborder la vase. Sûrement qu’il y avait des antécédents qui ne plaisaient pas à la population. C’est un mouvement brusque, qui part dans les éléments des groupes et qui se généralise. Et voilà les résultats, dommage !
Force est de reconnaître que ces agissements sont des signes de mauvaise gouvernance, de mécontentement et de dégoût de la part des populations. C’est une façon d’agir dans les temps anciens, c’est historique. Mais ça continue et se perpétue en ce moment, du manque de moyens de communication. Il est vrai que tout le monde n’est pas content de l’administration actuelle, de la façon de diriger les affaires de l’Etat.
La loi en discussion sur la naturalisation et le droit de la nationalité ne sont pas bien perçues par la population. Les « Karana » d’Antsirabe ou les chinois de Vatomandry seraient de malagasy comme eux. Jamais, les populations n’accepteraient cela. Pour eux ce sont des exploitants, rien de plus. Si les députés sont vraiment des représentants du peuple, ils devraient en discuter des thèmes avec leurs électeurs avant les discussions à l’Assemblée Nationale. Ils ont le droit de savoir. Et ne vous étonnez pas des vandalismes ! C’est un dégoût à l’endroit des dirigeants…


